Niki de Saint-Phalle le 16 mars 1983, à proximité de ses sculptures du bassin du quartier Beaubourg.
Niki de Saint-Phalle le 16 mars 1983, à proximité de ses sculptures du bassin du quartier Beaubourg.
Niki de Saint-Phalle le 16 mars 1983, à proximité de ses sculptures du bassin du quartier Beaubourg. ©AFP - GEORGES BENDRIHEM
Niki de Saint-Phalle le 16 mars 1983, à proximité de ses sculptures du bassin du quartier Beaubourg. ©AFP - GEORGES BENDRIHEM
Niki de Saint-Phalle le 16 mars 1983, à proximité de ses sculptures du bassin du quartier Beaubourg. ©AFP - GEORGES BENDRIHEM
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Résumé

Dans le troisième épisode, on entend Niki de Saint Phalle évoquer sa vie à l'époque du Nouveau réalisme au début des années 60 en France où “la folie était dans l’air”. Elle se confie aussi sur son besoin de solitude, ses goûts littéraires et évoque pour finir son enfance newyorkaise.

avec :

Niki de Saint Phalle (artiste franco-américaine (1930-2002)).

En savoir plus

La vie à l'époque du Nouveau réalisme

En 1991, âgée d’une soixantaine d’année, Niki de Saint Phalle raconte sa vie d’artiste commencée dans les années 1960 au cœur du mouvement du Nouveau réalisme. Alors qu'ils étaient jeunes et fauchés, mais plein d’enthousiasme, elle se souvient avec une certaine nostalgie qu’“il y avait plus d’idéalisme dans les galeries” moins happées par l’argent qu’elles ne le sont maintenant. Elle se souvient que “la folie était dans l’air” et que “c’était le début d’une époque” au commencement des années 1960. Dans ce bouillonnement culturel, elle convoque ses souvenirs d’autres membres du groupe des Nouveaux réalistes comme Yves Klein ou Arman.

35 min

Niki de Saint Phalle : “Je n’ai jamais été quelqu’un de très sociable”

On apprend que Niki de Saint Phalle n’aime pas particulièrement faire des fêtes et se sent plutôt mal à l’aise avec les mondanités. Elle se définit même comme “quelqu’un de pas très sociable”. “Les vernissages... j’attrape presque toujours des crises d’asthme et je pars avant”, et d’ajouter : “Je ne m’y suis jamais accoutumée.” Encore maintenant, elle se tient éloignée du milieu artistique et des collectionneurs. Elle mène une vie volontairement “très solitaire” tournée vers la lecture des grands classiques et de la poésie.

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Son travail l'a sauvé de son enfance

Sans mon art, j’aurais certainement fini à l’asile”, affirme-t-elle. Son travail l’a sauvée de ses angoisses, lui a permis de sortir la violence qu’elle avait en elle. Née en 1930, elle raconte ses premières années dans une famille aristocratique française fascinée par le rêve américain. Son père est devenu banquier à New York où elle a passé son enfance à partir de 1933. Elle y a été élevée comme une Française tout en étant beaucoup marquée par la pauvreté et le racisme qu’elle voyait partout autour d’elle.

  • Par Jean Daive
  • Réalisation Clotilde Pivin
  • A voix nue - Niki de Saint Phalle 3/5 : La destruction est un commencement (1ère diffusion : 29/05/2002)
Références

L'équipe

Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production
Antoine Dhulster
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation
Anne de Biran
Collaboration
Mathias Le Gargasson
Production déléguée