Paul Signac entre ses deux femmes, son épouse Berthe et sa maîtresse, Jeanne, en 1908.
Paul Signac entre ses deux femmes, son épouse Berthe et sa maîtresse, Jeanne, en 1908. - Charlotte Hellman Cachin - Archives Signac.
Paul Signac entre ses deux femmes, son épouse Berthe et sa maîtresse, Jeanne, en 1908. - Charlotte Hellman Cachin - Archives Signac.
Paul Signac entre ses deux femmes, son épouse Berthe et sa maîtresse, Jeanne, en 1908. - Charlotte Hellman Cachin - Archives Signac.
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La Nuit Paul Signac - Entretien 1/3 avec Charlotte Hellman à l'occasion de l’exposition "Paul Signac collectionneur", au Musée d’Orsay, et de la parution de son "Journal", dont elle est l'éditrice, chez Gallimard.

Avec

Double actualité du peintre Paul Signac (1863-1935) en ce début d’automne. 

Tout d’abord l’exposition Paul Signac collectionneur, au Musée d’Orsay, du 12 octobre 2021 au 13 février 2022 ; ensuite la parution de son Journal, dans la collection Art et artistes, chez Gallimard. L’occasion pour les Nuits de rencontrer Charlotte Hellman, arrière-petite-fille de l’artiste, éditrice du Journal et d’évoquer, à travers les archives, les admirations, les engagements et les amitiés de Paul Signac : l’Affaire Dreyfus, Clemenceau, Saint-Tropez, Félix Fénéon, Venise, Stendhal…sujets abordés dans le Journal, et paysages-quand il s’agit de lieux...-présents dans sa peinture.

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C’est à la lecture du Journal d’Eugène Delacroix que Paul Signac avait décidé de tenir son propre journal. Celui-ci montre un peintre très impliqué dans son époque et qui ne mâchait pas ses mots pour juger ses "confrères" contemporains. 

Dans ce premier entretien de la nuit, nous revenons sur le récit de Charlotte Hellman Glissez, mortels, dans lequel elle évoque la vie sentimentale de Paul Signac qui se partagea entre deux femmes. En 1912, à l'âge de cinquante ans il quitte sa femme légitime, Berthe, pour sa maîtresse, Jeanne, avec qui il aura un enfant. Il ne divorcera pas et continuera à voir Berthe sans arrêt et lui écrira tous les jours. 

Quand la Première Guerre Mondiale éclate Paul Signac, durement touché en tant que farouche pacifiste et anarchiste, se rabat sur l'aquarelle, qui deviendra peu à peu son moyen privilégié d'expression. 

Charlotte Hellman évoque son travail d’édition du Journal de Paul Signac : 

Le choc initial de Paul Signac pour prendre la plume c’est probablement la lecture du journal de Delacroix paru en 1893. Evidemment c’est un journal sur lequel tous les peintres et les théoriciens se sont jetés. 

Je crois que Signac, au moment où il décide de tenir un journal, est un homme en plein combat, qui est jeune, 31 ans, très combatif, et qui vient de perdre son grand ami Seurat. A ce moment-là, le néo-impressionnisme est décrié et pas du tout accepté. (…) Il a en tête de défendre l’héritage artistique de Georges Seurat, et d’écrire un traité théorique qui va s’appeler "D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme", qui aura un certain écho quand il sera publié en 1899. 

  • Par Philippe Garbit
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour
  • Rédaction web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France 
  • La Nuit Paul Signac - Entretien 1/3 avec Charlotte Hellman (1ère diffusion : 10/10/2021)
Les Nuits de France Culture
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