Sumiko Sakamoto, Ken Ogata et Shoichi Ozawa dans La Ballade de Narayama, de Shoei Imamura (1983)
Sumiko Sakamoto, Ken Ogata et Shoichi Ozawa dans La Ballade de Narayama, de Shoei Imamura (1983) ©Getty - Universal History Archive/Universal Images Group
Sumiko Sakamoto, Ken Ogata et Shoichi Ozawa dans La Ballade de Narayama, de Shoei Imamura (1983) ©Getty - Universal History Archive/Universal Images Group
Sumiko Sakamoto, Ken Ogata et Shoichi Ozawa dans La Ballade de Narayama, de Shoei Imamura (1983) ©Getty - Universal History Archive/Universal Images Group
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Premier entretien de la seconde "Nuit Cinéma japonais", Albane Penaranda reçoit Stéphane du Mesnildot, auteur de "Fantômes du cinéma japonais".

Avec

La première des deux Nuits consacrée au cinéma japonais, retraçait son évolution depuis son origine, au tout début du XXe siècle, jusqu'à la fin des années cinquante, peu après ce que l'on a appelé son second âge d'or. Ce qu'il advint par la suite du cinéma dans un Japon profondément marqué par l'histoire du siècle dernier est l'objet du programme d'archives de cette deuxième Nuit. Dans ce premier entretien, Albane Penaranda évoque avec le critique Stéphane du Mesnildot, spécialiste du cinéma asiatique, la période de la Nouvelle Vague japonaise et celui qui en fut la figure de proue, Nagisa Oshima.

Stéphane de Mesnildot souligne l'importance du film Contes cruels de la jeunesse de Nagisa Oshima qui donne à voir une nouvelle image du désir et de la sexualité dans le cinéma japonais loin de l’image traditionnelle du samouraï : "Chez Oshima il y a un rapport à la peau qui est fascinant, d’autant plus que c’est tourné en couleurs, avec des couleurs absolument magnifiques de l’époque. Et les deux héros sont en maillots de bain, ils ont toujours la peau perlée de sueur, ils s’embrassent en étant à moitié nus, donc il y a quelque chose qui est extrêmement sensuel et il y a aussi des questions qui sont abordées comme l’avortement, la prostitution…"

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Nagisa Oshima, artiste contestataire, refusera rapidement de se laisser enfermer dans la Nouvelle Vague. En 1960, il choque avec un film expérimental Nuit et brouillard au Japon, puis en 1966 avec L’Obsédé en plein jour. Il est également le réalisateur de L'Empire des sens en 1976.

Stéphane du Mesnildot, critique aux Cahiers du cinéma, spécialiste du cinéma asiatique et du cinéma fantastique, auteur de Fantômes du cinéma japonais aux éditions Rouge profond et de L'adolescente japonaise ou l'impératrice des signes, à paraître aux éditions Le Murmure.

38 min
11 min

Retrouvez l'ensemble de la Nuit : "1960 et après, Nouvelle Vague et multiples visages du cinéma au Japon"

  • Production : Albane Penaranda
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour
  • Rédaction web : Véronique Vecten, Documentation Sonore de Radio France

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Mathilde Wagman
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation
Hassane M'Béchour
Collaboration