Golda Meir le 7 juin 1971 à une conférence de presse lors de son voyage officiel à Stockholm.
Golda Meir le 7 juin 1971 à une conférence de presse lors de son voyage officiel à Stockholm.
Golda Meir le 7 juin 1971 à une conférence de presse lors de son voyage officiel à Stockholm. ©Getty - Central Press
Golda Meir le 7 juin 1971 à une conférence de presse lors de son voyage officiel à Stockholm. ©Getty - Central Press
Golda Meir le 7 juin 1971 à une conférence de presse lors de son voyage officiel à Stockholm. ©Getty - Central Press
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Résumé

Dans ce deuxième numéro de la série des "Grands Contemporains" diffusé en 1977, Golda Meir revient sur son arrivée en Palestine en 1921 et son désir irréductible de travailler dans un kibboutz malgré les conditions de vie extrêmement difficiles à cette époque.

avec :

Golda Meir (Ancienne Première ministre dIsraël (1898-1978)).

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Au micro de Patrice Galbeau, alors âgée de 79 ans, Golda Meir raconte son voyage épique en 1921 depuis New York jusqu’à son arrivée à Tel-Aviv : "Le 14 juillet nous sommes enfin arrivés devant une petite gare en bois et partout du sable, rien que du sable et une chaleur torride. Trois rues, quelques arbres et du sable, c’était Tel-Aviv en 1921. Ça n’avait rien de bien réjouissant mais c’était comme ça." Elle explique alors sa décision infaillible de se rendre dans un kibboutz.

"Que des juifs vivant en Amérique ou en Russie viennent s’installer en Palestine, ça ne suffisait pas. Ce qu’il fallait c’était construire, transformer de fond en comble les structures même de la vie économique du peuple juif. "

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L'ancienne Première ministre développe ici l’idéal que représentaient les kibboutz et la vie en communauté. "C’était le seul moyen vraiment efficace à l’époque pour construire ce pays", explique-t-elle et d’ajouter, "je ne recherchais pas la vie facile, sinon je serais restée à Milwaukee !" Professeure en Amérique, ici en Palestine elle voulait être une paysanne. Le socialisme israélien n’a rien à voir avec le socialisme russe, précise-t-elle et d’en expliquer les différences.

À lire aussi : Socialisme kibboutznik et vanité israélienne

Jacob Tsur, ancien ambassadeur d'Israël, témoigne dans cette émission de ce que fut l'engagement de Golda Meir dès son arrivée en Palestine en tant que pionnière, lui-même étant adolescent à cette époque : "Elle s'est immédiatement distinguée parmi les leaders politiques du mouvement ouvrier." Autre témoin de ces années lointaines, son amie intime Regina Mezzini évoque la jeunesse de Golda Meir qui refusait le carcan parental et voulait s'élever dans les études, refusant l'avenir étriqué que lui promettait sa mère. Enfin, Lou Kadar, secrétaire particulière, loue la fidélité absolue de Golda Meir dans ses amitiés et avec ses collaborateurs.

  • Par Patrice Galbeau
  • Réalisation Alain Pollet
  • Avec les témoignages de Lou Kadar, secrétaire particulière de Golda Meir, Régina Mezzini, amie de Golda Meir et Jacob Tsur, ancien ambassadeur d'Israël en France
  • Traduction de Golda Meir par la voix de Denise Gence
  • Archive Ina-Radio France
  • Les grands contemporains - Golda Meir, entretien 2/10 (1ère diffusion : 13/12/1977)
Références

L'équipe

Antoine Dhulster
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation
Anne de Biran
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Mathias Le Gargasson
Production déléguée