Pierre Tchernia dans l'émission "Monsieur Cinéma" en 1977
Pierre Tchernia dans l'émission "Monsieur Cinéma" en 1977
Pierre Tchernia dans l'émission "Monsieur Cinéma" en 1977 ©Sipa - ZIHNIOGLU
Pierre Tchernia dans l'émission "Monsieur Cinéma" en 1977 ©Sipa - ZIHNIOGLU
Pierre Tchernia dans l'émission "Monsieur Cinéma" en 1977 ©Sipa - ZIHNIOGLU
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Résumé

"Monsieur Cinéma", le célèbre animateur de télévision et réalisateur Pierre Tchernia, pionnier du petit écran, est mort à l'âge de 88 ans dans la nuit du vendredi 8 octobre.

avec :

Pierre Tchernia.

En savoir plus

Nous vous proposons de réécouter une archive de 1972 où, au micro de Mina Guillois et André Guillois, Pierre Tchernia racontait son attirance de toujours pour le spectacle, sa formation, ses débuts à la radio et à la télévision, ses anecdotes sur la création du journal télévisé, le cinéma burlesque américain, ses sources, son évolution.

"La télévision m'a apporté un merveilleux moyen de communication avec le public, et j'ai eu l'occasion d'y faire des choses qui m'ont enchanté. J'avais un rêve d'enfant qui était de raconter des histoires avec des acteurs qui se déguisent, sur un gros drap de toile posé dans un hangar, avec beaucoup de monde devant. Je viens de définir d'une façon enfantine le cinéma. [...] Quand je me prends à réaliser ce rêve d'enfant, je me demande si j'ai beaucoup grandi depuis."

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A travers cette émission, durant 50 minutes, Pierre Tcherna raconte sa rencontre avec Robert Dhery et les "Branquignols", son film "Le Viager", avant de s'intéresser à la question de l'humour, du comique dans le dessin animé, en commentant l'oeuvre de Walt Disney puis celle de Cami.

"Il faut bien le dire, dans le domaine de la tendresse, de la poésie ou de la sentimentalité, personne n'a été plus loin que Chaplin ou Buster Keaton. Et on ne les a pas remplacés."

"Le comique est forcément frondeur, on ne peut pas imaginer une chose comique qui ne s'attache pas à quelque chose ou à quelqu'un. On ne peut pas rire sans que ce soit aux dépens de quoi que ce soit. On rit aux dépens d'une institution, de la dignité d'un personnage, on rit de quoi que ce soit, mais aux dépens de quelque chose. Le rire étant frondeur, dans un pays sans liberté, il ne peut pas exister."

  • Par Mina Guillois et André Guillois 
  • Avec Pierre Tchernia
  • Les  sentiers de l'humour - Pierre Tchernia 
  • 1ère diffusion : 23/02/1972
Références

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Christine Goémé
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation