L'écrivain français Marguerite Duras (1914-1996) pose pour le photographe, au début des années cinquante, à son domicile parisien.  ©AFP - STF
L'écrivain français Marguerite Duras (1914-1996) pose pour le photographe, au début des années cinquante, à son domicile parisien. ©AFP - STF
L'écrivain français Marguerite Duras (1914-1996) pose pour le photographe, au début des années cinquante, à son domicile parisien. ©AFP - STF
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Dans "Tous les plaisirs du jour sont dans la matinée", Marguerite Duras évoquait son enfance, l'Indochine, le nazisme, sa vision du monde, son oeuvre et son travail d'écriture, (1ère diffusion : 20/01/1962 France II Régionale).

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Marguerite Duras (Écrivaine, dramaturge et cinéaste (1914-1996)).

C'est l'année 1962… En février il y aura les morts de Charonne et en mars les accords d'Évian. En mai, Marilyn chante pour l'anniversaire du Président et mourra en août. Eichmann est pendu en juin. Faulkner et Bataille meurent en juillet, mais Anquetil remporte son troisième Tour de France. En août l'attentat du Petit-Clamart est manqué ; dorénavant on élira le président au suffrage universel. En octobre c'est la crise des missiles de Cuba. Françoise Hardy chante Tous les garçons et les filles, Bécaud Et maintenant

En 1962, Marguerite Duras a quarante-huit ans. Elle est un écrivain reconnu, alors que le désir de sa mère était qu'elle devienne professeur de mathématiques. En janvier, elle est l'invitée de Tous les plaisirs du jour sont dans la matinée sur France II Régionale. Elle parle de sa vie, de son travail, de son enfance en Indochine. On entend des extraits de Barrage contre le Pacifique, d'Hiroshima mon amour, de Dix heures et demie du soir en été et du Square.

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Mon enfance se situe en Indochine. Ma mère était veuve et institutrice d'école indigène. Jusqu'à quatorze ans j'ai parlé le vietnamien peut-être mieux que le français. Mes meilleures amies, jusqu'à seize ans, ont été vietnamiennes. Nous étions très pauvres. Nous étions plutôt ravalés au rang des 'indigènes', comme on disait. [...] Je devais être professeur de mathématiques, c'est le désir de ma mère, nous étions trop pauvres pour que je puisse penser à autre chose que gagner ma vie. C'est une fois ma licence passée que j'ai commencé à penser que, à coté du travail, je pouvais faire autre chose. J'ai commencé à écrire, "à écrivailler" à vingt-six ans.

  • Par José Pivin
  • Tous les plaisirs du jour sont dans la matinée - Marguerite Duras (1ère diffusion : 20/01/1962 France II Régionale)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation
Mathilde Wagman
Production déléguée