L'écrivain japonais Yukio Mishima, né le 14 janvier 1925, mort par suicide (seppuku) le 25 novembre 1970.
L'écrivain japonais Yukio Mishima, né le 14 janvier 1925, mort par suicide (seppuku) le 25 novembre 1970. ©Getty - (Original Caption)
L'écrivain japonais Yukio Mishima, né le 14 janvier 1925, mort par suicide (seppuku) le 25 novembre 1970. ©Getty - (Original Caption)
L'écrivain japonais Yukio Mishima, né le 14 janvier 1925, mort par suicide (seppuku) le 25 novembre 1970. ©Getty - (Original Caption)
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En 1990, "Une vie, une œuvre" sur Yukio Mishima retrace la vie de l'écrivain japonais, suicidé par hara-kiri le 25 novembre 1970. Ce documentaire propose des analyses, des lectures, un témoignage de Marguerite Yourcenar qui lui a consacré un essai, et une courte archive avec Mishima lui-même.

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En 1990, la vie de l'écrivain japonais Yukio Mishima (1925-1970) est racontée dans un numéro de l'émission "Une vie, une œuvre". Les multiples témoignages et analyses sur le dramaturge, essayiste et romancier sont illustrés par des lectures d'extraits de son œuvre, mais également une archive avec sa voix et une autre avec Marguerite Yourcenar, grande admirative du personnage. Séquestré par sa grand-mère Yukio Mishima est très tôt fasciné par les acteurs et les théâtres kabuki et nô qui façonnent l'esthétique de son regard. L’écrivain qui porte en lui "une force très japonaise et en même temps un vernis européen" connait bien la culture occidentale dont il adopte les codes vestimentaires et dévore la littérature. Réformé, le jeune homme échappe à la guerre mais créé des années plus tard une "société du bouclier", milice privée, dévouée à l’Empereur et fidèle au culte du bushido, code des principes moraux des samouraïs.

Le jeune homme malingre s’est métamorphosé. En soumettant son corps à une discipline de fer il cherche à atteindre l’idéal athlétique des guerriers qu’il admire. Marie-Claude de Brunhoff souligne : "Chez Mishima muscles, acier et soleil, c’est un peu la même chose : c’est l’approche de la mort."

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Dans un dernier geste théâtral et patriotique Yukio Mishima se suicide le 25 novembre 1970

Yukio Mishima : "Ma famille appartenait à une secte zen, je ne suis pas pratiquant mais je suis inconsciemment influencé  par le bouddhisme zen. Le zen ne croit pas aux mots. Moi je m'exprime par les mots, c'est mon métier. Si je suis influencé par le zen c'est qu'en fin de compte je ne crois pas en l'authenticité des mots."

Homosexualité et mort, tragédie et érotisme, hantent l’œuvre et la vie de celui qui n’hésite pas à se photographier en Saint Sébastien martyr : "Tout ce qu’il voit prend des allures de théâtre et de tragédie". C’est d’ailleurs dans un dernier geste théâtral, spectaculaire et patriotique que Yukio Mishima, en 1970, se donne la mort en se suicidant par seppuku (Hara-kiri).

Ce documentaire de la collection "Une vie, une œuvre" sur Yukio Mishima a été produit par Bénédicte Niogret. On y entend : Annie Cecchi, Diane de Margerie, Claude-Michel Cluny, Nicolas Bataille, Tadao Takemoto, Marie-Claude de Brunhoff, Jean-Marc Pottiez, Donald Keene et Dominique Aury ; et en archives : la voix de Yukio Mishima et un extrait d'entretien avec Marguerite Yourcenar. Lectures d'extraits d'œuvres de Mishima par Pascal Sablier.

  • Production : Bénédicte Niogret
  • Réalisation : Jacques Taroni
  • Une vie, une oeuvre - Yukio Mishima (1ère diffusion : 15/11/1990)
  • Edition web : Documentation de Radio France
  • Archive Ina-Radio France

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Mathilde Wagman
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation
Hassane M'Béchour
Collaboration