Le cinéaste égyptien Youssef Chahine
Le cinéaste égyptien Youssef Chahine
Le cinéaste égyptien Youssef Chahine ©Getty - Patrick Robert/Sygma/CORBIS
Le cinéaste égyptien Youssef Chahine ©Getty - Patrick Robert/Sygma/CORBIS
Le cinéaste égyptien Youssef Chahine ©Getty - Patrick Robert/Sygma/CORBIS
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Résumé

En 1997, Youssef Chahine était l'invité de Projection privée. C'était l'année du "Destin", son trente-troisième long-métrage, une évocation de la vie d'Averroès, philosophe, théologien et juriste de l'Andalousie du XIIe siècle.

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S'emparer de l'histoire d'un Averroès aux prises avec les intégristes de son époque, c'était bien sûr pour le cinéaste égyptien Youssef Chahine une invitation à regarder droit dans les yeux l'islamisme du XXe siècle finissant. Il expliquait la naissance de ce film : "Cette guerre du Golfe, pourquoi on a participé, comment l’armée égyptienne a-t-elle pu aller au front ? Je suis profondément oriental, quand j’aime, j’aime beaucoup. J'ai repensé au contexte, comment j’ai réagi à tout cela. Je ne suis pas simplement un raconteur d’histoires, je raconte mieux si j’ai vécu moi-même."

Photographie de tournage du film 'Le Destin' de Youssef Chahine, 1996
Photographie de tournage du film 'Le Destin' de Youssef Chahine, 1996
- Misr International Films-D.R.

Mais fidèle à lui-même, c'était avant tout en homme de spectacle que Youssef Chahine inscrivait ainsi son travail de cinéaste dans le combat de son temps. Mélodrame, émotions, histoire d'amour, chansons, danse… Comme il le rappelait au micro de Michel Ciment, c'est dans les ressorts d'un cinéma populaire que le réalisateur égyptien plaçait sa confiance pour embarquer le spectateur dans ses histoires, pour le placer au cœur des questions travaillées par ses films, "Je ne suis pas un historien, expliquait-il, je raconte des histoires qui ont existé mais je les raconte avec autant de passion que possible". Je suis né à Alexandrie [en 1926, ndr] parmi dix-sept nationalités différentes, quatre religions, il y avait un dialogue continuel. La question de la tolérance vient par l’éducation. Averroès est un philosophe excessivement important car il avait cette ouverture universelle, il symbolise une période d’ouverture, c’était beau de vivre avec l’autre. Actuellement on retourne vers les inquisitions, c’est le moment ou jamais de dire que la période d’ouverture valait vraiment la peine."

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59 min
  • Production Michel Ciment
  • Réalisation Pierrette Perrono
  • Projection privée - Youssef Chahine pour son film "Le Destin" -1ère diffusion : 11/10/1997
  • Indexation web : Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
Références

L'équipe

Antoine Dhulster
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation
Anne de Biran
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Mathias Le Gargasson
Production déléguée