Olivier Rolin, 1998.
Olivier Rolin, 1998. ©Sipa - Andersen
Olivier Rolin, 1998. ©Sipa - Andersen
Olivier Rolin, 1998. ©Sipa - Andersen
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Pour sa "Nuit rêvée", Olivier Rolin a choisi d'entendre des archives liées à la littérature et à la politique. Dans ce deuxième entretien de la nuit (2/3) il évoque ses engagements politiques passées et présents, et les figures de Malraux, Orwell et Cavaillès.

Avec

La toile de fond sur laquelle l’écrivain et voyageur Olivier Rolin a posé ses feuilles blanches est la grande et virulente fresque politique qui a saisi sa jeunesse de militant d’extrême gauche dans les années 70. Cet engagement (qu’il relativise aujourd’hui) aspira comme un cyclone le jeune homme qu’il était alors. La rencontre éblouissante que fit toute une génération entre l’Histoire et la subjectivé de chacun lui avait permis d’imaginer et d’espérer un monde un peu moins dépourvu de toutes traces de pensée, de force vives et de justice. Cette Nuit rêvée fait la part du projet littéraire d’Olivier Rolin (avec des archives consacrées à Claude Simon, Homère ou Tchékhov) : il y affirme que la solitude de la chambre, celle du bureau de l’écrivain, est LE lieu où le monde se transforme et ou d’autres formes du monde peuvent s’inventer (L’invention du monde, Seuil 1993). Mais il évoque également ceux grâce auxquels la liberté nous fut rendue face au pire : Jean Moulin et Jean Cavaillès, et aussi tous ceux – qu’il rencontra- du mouvement Solidarnosk.

Il s'explique sur son attachement à André Malraux et évoque son discours lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon (qui sera diffusé en entier lors de cette Nuit Rêvée) :

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Il y a des choses qui m'émeuvent toujours. C'est un type de littérature que je ne pratiquerai plus du tout aujourd'hui, c'est un type de littérature fait pour faire des phrases et des formules, [...] Tout cela étant dit, Malraux a compté, avec son espèce de baroquisme inspiré. Des livres comme L'Espoir, comme La Condition humaine ont compté dans mon engagement à 20 ans donc je ne veux pas renier cela. Le discours pour les cendres de Jean Moulin est une chose qui, toujours, me fait trembler d'émotion.

Sur George Orwell :

J'ai plus d'admiration pour la figure politique d'Orwell. Il est un exemple très rare de quelqu'un qui s'est engagé jusqu'au bout en étant blessé du côté des anarchistes catalans [...] et en même temps il a eu le courage de critiquer son camp [...] C'est un cas de double courage politique, celui de se battre et celui de dénoncer les crimes de son camp.

Extrait : Une vie une oeuvre - Jean Cavaillès Par Christine Goémé - Réalisation Evelyne Frémy (1ère diffusion : 27/04/1989)

Ecouter la première partie de l'entretien avec Olivier Rolin.

  • Production : Christine Goémé
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Catherine Liber
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation