Cahiers du cinéma, Premier numéro, avril 1951
Cahiers du cinéma, Premier numéro, avril 1951
Cahiers du cinéma, Premier numéro, avril 1951
Cahiers du cinéma, Premier numéro, avril 1951
Cahiers du cinéma, Premier numéro, avril 1951
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Résumé

Pour cette première "Nuit Cinéma des Cahiers", Pascal Bonitzer et Thierry Jousse racontent chacun leur version de l'histoire des "Cahiers" dont ils furent l'un et l'autre des collaborateurs à des époques différentes. Ils évoquent également des archives du programme.

avec :

Pascal Bonitzer (Scénariste, réalisateur et écrivain, ancien rédacteur aux Cahiers du cinéma.), Thierry Jousse (Producteur).

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Dans un printemps privé de Palme d'Or, "Les Nuits de France Culture" célèbrent tout de même le Cinéma. Alors que l'année 2020 aura vu les Cahiers du cinéma changer de propriétaire et de rédaction, et que le premier numéro signé par la nouvelle équipe devrait paraître en juin, nous re-programmons les deux Nuits que nous avions consacrées à la revue en mai 2016. Pendant qu'à Cannes se tenait le 69ème Festival, en compagnie de Pascal Bonitzer et de Thierry Jousse, ces deux Nuits parcouraient l'histoire des Cahiers du cinéma ou plus exactement celle du Cinéma des Cahiers.Dans les archives qui en composaient le programme on entendait quelques-uns de ceux qui, sur le front critique, avaient fait la revue depuis sa fondation en 1951, mais aussi certains de ceux, parfois les mêmes, dont les films en avaient marqué les périodes successives. 

Cette première Nuit s'ouvre sur la création des "Cahiers" et leurs premières années, par le récit qu'en font Jacques Doniol-Valcroze et Éric Rohmer. Après avoir écouté la voix de Jean Cocteau, elle se poursuit par un portrait de la figure tutélaire de la critique cinématographique, André Bazin, l'un des fondateurs de la revue. Après une interview de Roberto Rossellini, François Truffaut évoque ses jeunes années cinéphiles et critiques, suivi par Claude Chabrol qui présente_Le Beau Serge_dans "Le Masque et la Plume" en 59. On retrouve Truffaut en 62 pour l'un de ses fameux entretiens avec Alfred Hitchcock, avant que Jean-Claude Biette nous plonge lui dans le cinéma d'Howard Hawks par la musique de Tiomkin. En 57 Jean Rouch présente Les Maîtres fous, alors qu'en 65, quand sort sur les écrans Pierrot le Fou, Jean-Luc Godard se demande où en est le cinéma. Enfin, depuis le Festival de Cannes 1966, Jacques Rivette parle de son adaptation de La Religieuse de Diderot et de son absurde interdiction.

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Cahiers du cinéma, Premier numéro, avril 1951
Cahiers du cinéma, Premier numéro, avril 1951

Rédacteurs ou cinéastes, beaucoup de noms manquent aux génériques de ces deux nuits. Elles ne pouvaient proposer qu'une vision partielle, parfois partiale, des combats critiques et de leurs enjeux esthétiques, politiques, moraux, dans lesquels les "Cahiers" ont occupé le premier rang. Alors que ces deux Nuits soient une invitation à se plonger dans les rééditions des "Cahiers jaunes" en fac-similés et à lire les ouvrages théoriques ; à revoir et découvrir les films qui leur en fournissent la matière, dans les salles, les cinémathèques, chez soi, à l'école, en DVD, en ligne ; pour se convaincre que les goûts et les couleurs ça se discute et que les disputes autour du cinéma valent peut-être encore la peine. Comme les bons films elles nous parlent de bien autre chose.

Dans ce premier entretien de la nuit, Pascal Bonitzer et Thierry Jousse, racontent chacun leur version de l'histoire des "Cahiers" dont ils furent l'un et l'autre des collaborateurs à des époques différentes. Pascal Bonitzer définit ainsi l'apport de la revue :

Les Cahiers ont révolutionné la manière de voir le cinéma". Il y a eu plusieurs moments dans les "Cahiers" : un moment Bazin, un moment Rohmer, Truffaut, Rivette et à chaque fois des infléchissements décisifs. La revue pensait complètement différemment le cinéma par rapport à la critique mainstream c’est cela qui était séduisant. La critique mainstream méprisait Hitchcock et Hawks qu’elle considérait comme des faiseurs commerciaux, les "Cahiers", eux, disaient que non, la pensée du cinéma c’était là, c’était dans leurs films qu’elle se faisait par leur mise en scène. Ils étaient de grands artistes.

  • Production Albane Penaranda
  • Réalisation Virginie Mourthé
  • Entretien 1/3 (1ère diffusion : 15/05/2016) 
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour
Références

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Christine Goémé
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation