Jean-Louis Barrault, Pierre Bertin, Madeleine Renaud, Jean Desailly et Simone Valere, de la Compagnie Renault-Barrault, à la Gare Saint-Lazare en 1956, de retour d'une tournée en Amérique du Sud. ©Getty - Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone
Jean-Louis Barrault, Pierre Bertin, Madeleine Renaud, Jean Desailly et Simone Valere, de la Compagnie Renault-Barrault, à la Gare Saint-Lazare en 1956, de retour d'une tournée en Amérique du Sud. ©Getty - Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone
Jean-Louis Barrault, Pierre Bertin, Madeleine Renaud, Jean Desailly et Simone Valere, de la Compagnie Renault-Barrault, à la Gare Saint-Lazare en 1956, de retour d'une tournée en Amérique du Sud. ©Getty - Photo by Keystone-France/Gamma-Keystone
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Résumé

En 1947, l’écrivain et journaliste Paul Guimard animait le débat "Le théâtre comique français peut-il encore faire rire ?". Le comédien Pierre Bertin ainsi qu'André Roussin, directeur de théâtre, les journalistes Edmond See et Jean-Jacques Gautier et l'auteur Hervé Lauwick étaient ses invités.

avec :

Edmond Sée (criitque de théâtre et dramaturge), Hervé Lauwick, Jean-Jacques Gautier (journaliste, critique de théâtre au Figaro), Paul Guimard, Pierre Bertin (comédien, metteur en scène et scénographe), André Roussin (auteur dramatique, metteur en scène et directeur de théâtre).

En savoir plus

"Le théâtre comique français peut-il  encore faire rire ?" Ce débat était organisé au moment de la création sur scène de la comédie d'Hervé Lauwick Histoires très naturelles.

Dans un débat très sérieux, les cinq invités de Paul Guimard analysaient l’influence du cinéma américain et l’évolution de la société dans cette période d’après-guerre.  Comédien, auteurs, directeur de théâtre et journalistes étaient d'accord sur la nécessité de renouveler le caractère des personnages et d'adapter les dialogues à de nouvelles configurations. 

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Les changements dans la société et la diffusion des films américains ayant modifié en profondeur le regard du public, celui-ci ne riait plus aux mêmes intrigues, ni aux "mots d'auteurs." "Les personnages manquent d'épaisseur" et certains sont démodés, comme le soulignait alors le critique de théâtre Jean-Jacques Gautier : 

Le personnage du notaire ridicule ne nous fait plus rire parce qu'il n’existe plus ! (...) Il joue au tennis, il fait de l’avion, il a une auto, il la conduit très vite…c'est un nouveau personnage. Alors est-ce que nos auteurs comiques vont savoir regarder autour d'eux ?  et observer ces nouveaux personnages et en somme créer un nouveau répertoire ? Tout est là.

Le comédien Pierre Bertin, sociétaire de la Comédie française, y voyait l’influence du cinéma burlesque américain sur le public :

Le cinéma, les films américains nous ont apporté un élément nouveau de burlesque, qui étaient dans les livres de Marc Twain et aussi  dans certaines œuvres de France, par exemple d’Alphonse Allais ou de  Tristan Bernard au théâtre. Un élément de burlesque et d’humour qui diffère du comique.

Il ajoutait : 

Un acteur ne peut absolument faire rire, camper un personnage puissant, que s’il est profondément humain. 

  • Par Paul Guimard 
  • Tribune de Paris - Le théâtre comique (1ère diffusion : 10/03/1947 Chaîne Nationale)
  • Indexation web : Véronique Vecten Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
Références

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation
Mathilde Wagman
Production déléguée