la photo de passeport de Jack Kerouac
la photo de passeport de Jack Kerouac
la photo de passeport de Jack Kerouac ©Maxppp - Boston Globe/Bill Greene /Landov
la photo de passeport de Jack Kerouac ©Maxppp - Boston Globe/Bill Greene /Landov
la photo de passeport de Jack Kerouac ©Maxppp - Boston Globe/Bill Greene /Landov
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Résumé

Figure de légende mêlant l’écriture, la poésie, le jazz ou le bouddhisme, Jack Kerouac est le sujet de cette série des «Chemins de la connaissance» qui propose une plongée dans le mouvement de la Beat Generation dont Kerouac fut le chef de file. Retour à l’année 1944 dans les bas-fonds newyorkais.

avec :

Bertrand Agostini (Professeur poète spécialiste de Jack Kerouac), Yves Le Pellec (Écrivain et universitaire (1945-1999)).

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Ce premier volet de la série “ Sur la piste de Kerouac” est consacré à la naissance du mouvement de la Beat Generation que l’on peut situer à l’année 1944, autour de l’université de Columbia à New York où gravitent Jack Kerouac alors 22 ans, Allen Ginsberg âgé de 18 ans et William Burroughs déjà la trentaine. C’est le trio central qui lança le mouvement bouillonnant de la Beat Generation autour de la poésie et du jazz underground, un style de vie non conventionnel mais qui baignait dans la culture américaine. C'est le début de cette histoire que nous racontent deux spécialistes de la Beat Generation, l’universitaire et traducteur Yves Le Pellec et Bertrand Agostini, professeur et traducteur.

"Beat signifie brisé, cabossé, défoncé, victime d’un certain système par lequel ils vont se sentir délaissés, négligés, un système dont ils n’ont aucune envie de se revendiquer. Etre "beat " signifie être en dehors de ce système-là, ne pas participer à la prospérité ambiante, ne pas se reconnaître dans le mythe officiel du monde américain. Ces jeunes gens revendiquent une autre forme d’américanité et de spiritualité", précise Yves le Pellec en présentant les prémices de ce fut le mouvement de la Beat Generation.

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De la côte Est, les poètes partent vers la côte Ouest, notamment San Francisco où ils trouvent une nouvelle ambiance, une ouverture vers la pensée orientale. New York leur semble alors " verrouillé ", "cadenassé", tandis que San Francisco était la capitale d’un anarchisme individualiste bon enfant. C’est en 1955 lors d’une lecture publique, phénomène très en vogue à cette époque, à la Six Gallery,  que Allen Ginsberg pousse son "cri" pour la première fois à travers son grand poème en prose Howl . Un hurlement qui va rebattre les cartes de la poésie américaine.

"Très vite, Kerouac s’est senti complètement débordé par cette appartenance à un groupe qui était en train de s’organiser et de s’amplifier. Très vite, il a repris la route tout seul et s’est désolidarisé progressivement des autres membres du groupe et des développements qu’a connus la Beat Generation dans les années 60", nous raconte Yves le Pellec.

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  • Par Gilles Farcet
  • Réalisation Marie-France Nussbaum
  • Les chemins de la connaissance - Sur la piste de Kerouac : 1ère partie, Une incantation nouvelle
  • Avec la voix de Jack Kerouac lisant un extrait de son roman Doctor Sax et des lectures par Philippe Bories
  • 1ère diffusion : 30/05/1988
Références

L'équipe

Antoine Dhulster
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation
Anne de Biran
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Mathias Le Gargasson
Production déléguée