Cheminots grévistes à Lyon, le 3 avril 208. ©AFP - JEFF PACHOUD
Cheminots grévistes à Lyon, le 3 avril 208. ©AFP - JEFF PACHOUD
Cheminots grévistes à Lyon, le 3 avril 208. ©AFP - JEFF PACHOUD
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Résumé

Ce mardi, Alexandre Samson et Maxime Retailleau vous parlent des 2 expositions consacrées à Martin Margiela, et Leïla Seurat du Hamas face à Trump. Les chroniques s'intéressent à l'usage politique du temps vécu et à la grève qui débute à la SNCF.

avec :

Maxime Retailleau (journaliste), Leïla Seurat (Chercheuse associée au Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions pénales (CESDIP) et à l’Observatoire des Mondes Arabes et Musulmans (OMAM)), Alexandre Samson (Historien de la mode, conservateur au département création contemporaine du Palais Galliera).

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Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec Alexandre Samson, commissaire de l’exposition Margiela / Galliera, 1989-2009 au Palais Galliera à Paris jusqu’au 15 juillet 2018 et Maxime Retailleau, journaliste au magazine Antidote.

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Margiela / Galliera, 1989-2009 au Palais Galliera et Margiela, les années Hermès au Musée des Arts Décoratifs : deux expositions font aujourd'hui le point de la création de Martin Margiela durant toute sa carrière, de 1989 à 2009 avec une parenthèse sur sa création pour la marque Hermès de 1998 à 2003. Pour Alexandre Samson, commissaire de l'exposition au Palais Galiera, c’est un retour de sa mémoire pour rappeler à notre époque contemporaine l’apport de Martin Margiela à la mode, sa force.

Contrairement à ce qui était d’habitude reconnu dans la mode, chercher à toujours produire quelque chose de nouveau, un idéal de jeunesse, Margiela célébrait l’intemporel avec sa collection Replica. Il trouvait des vêtements qui n’étaient pas créés par des grands designers et les reproduisait à l’identique. Il est devenu le Duchamp de la mode : « parce que je dis que c’est de la mode, ça devient de la mode ». Martin Margiela cassait les codes, défilait dans des terrains vagues quand la plupart des défilés étaient présentés dans la Cour Carrée du Louvre à cette époque. Margiela avait un côté plus « street » dans le choix du décor, et dans les vêtements qui étaient « déconstructivistes », mettant en avant les coutures, le geste créatif, il était plus « grunge ».       Maxime Retailleau

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Le Journal des Idées par Jacques Munier : Les temps qui courent : face à l’accélération des rythmes sociaux, un usage politique du temps vécu est envisageable…

« La première génération d’ouvriers en usine avait été instruite par les patrons de l’importance du temps – écrit Edward Thompson, l’historien de la classe ouvrière anglaise ; la deuxième génération avait organisé des comités pour ramener la journée de travail à 10 heures ; la troisième génération faisait grève pour revendiquer la reconnaissance et le paiement des heures supplémentaires. Elle avait intégré la logique du patronat et appris à défendre ses droits dans le cadre de cette logique. Elle n’avait surtout que trop bien appris la leçon selon laquelle le temps c’est de l’argent. » (Temps, discipline de travail et capitalisme industriel, La Fabrique)

58 min

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : Avec 17 personnes tuées par l’armée israélienne, la manifestation de palestiniens vendredi dernier a été la journée la plus meurtrière à Gaza depuis la guerre de 2014. A quoi cette mobilisation inédite peut-elle aboutir ? Le Hamas en campagne : réponse directe à Donald Trump ? Xavier Martinet s'entretient avec Leïla Seurat, chercheuse associée au CERI (CNRS - Sciences Po).

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : La bataille ferroviaire : tous vos journaux insistent ce matin sur la grève qui débute à la SNCF et qui se terminera on ne sait quand. Gouvernement versus syndicats, on se croirait dans du Hugo. La Légende des siècles : « Ils se battent — combat terrible! — corps à corps. »

Car ce qui revient dans tous les commentaires, c’est qu’il s’agit d’un conflit même plus social, d’une guerre, d’une guerre sans reddition possible. Et tout est fait de part et d’autre pour dramatiser l’enjeu comme si l’on ne faisait ni quartier ni prisonnier, comme s’il s’agissait de la pire des configurations : celle où le gouvernement veut montrer qu’il va réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoués, tandis que les syndicats, eux, aspirent à prouver qu’ils peuvent faire rendre gorge à ces velléités de réforme.Pour Thomas Hobbes, rien n’est pire qu’un conflit au sein de la société qui ne repose pas sur des arguments précis mais sur le sentiment diffus que ce qui est en jeu, c’est la réputation des uns contre celle des autres. 

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En savoir plus : La bataille du rail
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