la famille Jammour (Souhayr, Tammam, Wissam, Mahmoud et Eslam) lors d'une séance d'orientation culturelle à Athènes - Fabien Perrier pour Les Jours (avec l'aimable autorisation de l'auteur)
la famille Jammour (Souhayr, Tammam, Wissam, Mahmoud et Eslam) lors d'une séance d'orientation culturelle à Athènes - Fabien Perrier pour Les Jours (avec l'aimable autorisation de l'auteur)
la famille Jammour (Souhayr, Tammam, Wissam, Mahmoud et Eslam) lors d'une séance d'orientation culturelle à Athènes - Fabien Perrier pour Les Jours (avec l'aimable autorisation de l'auteur)
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Résumé

Où il sera question d'un exil familial, d'une ouvrière engagée, d'une photographe punk, d'une Europe-frontière, de l'Histoire comme matière politique, de "faire sans rivages", de la puissance politique des pays émergents, de course poursuites dans les couloirs de la maison de la radio.

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C’est l’image d’une traversée, l’image de l’attente, d’un parcours qui reste encore à poursuivre. 5 visages celui de la famille Jammour, qui a fui la Syrie il y a 7 mois. Mahmoud et Souhayr les parents, et les trois fils présents sur la photo Tammam, Wissam et Eslam. En quittant la Syrie, ils projetaient de rejoindre un autre de leur fils, de leur frère, Hoummam, qui a réussi à gagner l’Allemagne quelques mois plus tôt. Après 6 mois d’errance en Grèce, ils doivent se résigner, leur périple s’arrêtera finalement en France. 6 mois passés sous une tente, puis dans une chambre d’hôtel partagée avec une autre famille. Là, ils sont alignés sur une rangée de chaises en bois, visages attentifs, un peu fermés, on sent la tension de l’instant décisif après l’interminable attente. Les deux parents, bouches pincées et bras croisés, gardent une expression neutre, qui masque mal leur fatigue, et leur angoisse. Les deux plus grands fils froncent les sourcils, regards là aussi inquiets. Le plus petit, en bout de rang à côté de son père semble chercher sa mère et ses frères, du regard. Dans une salle de réception, au sous sol d’un hôtel d’Athènes, ils sont assis au dernier rang d’une assemblée, derrière plein d’autres demandeurs d’asile qui viennent de ce même coin du monde. Une réunion dite d’orientation culturelle. Alors qu’un professeur de français leur explique quelques rudiments de langage, eux, en famille s’interrogent, tentent de se rassurer sur la vie qui les attend en France. Pays de la mode et de la beauté selon les mots du père comme pour amuser le reste de la famille. Peut-être que Souhayr pourra retrouver un salon de coiffure où travailler, Mahmoud lui pense à ouvrir un restaurant syrien. L’aîné Tammam redoute que le terrorisme ne les poursuive dans ce pays déjà visé, déjà frappé. Le plus petit se contente de bailler. Puis vient l’annonce tant attendue. Saint-Nazaire, "près de la mer", leur précise avec enthousiasme une employée de l’office français de l’immigration et de l’intégration. A ce moment, tout passe sur leur visage. Un sourire, puis très vite, d’autres interrogations, une émotion contenue chez Souhayr la mère de famille. Leur vie commence enfin, dans une ville dont ils ignoraient quelques secondes plus tôt, jusqu’à l’existence. Fabien Perrier qui suit leur périple depuis des mois et depuis la Grèce, pour le site d’information les Jours précise dans son épisode 14, que la famille Jammour était censée arriver à Nantes avant hier. Une nouvelle vie qui commence comme un éveil au jour qui vient, avec toutes les questions que ce moment pose et suppose. Les deux plus grands fils se demandant s’ils pourront trouver une université, et si Saint Nazaire est loin de l’Allemagne...

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Europa Neurotisch, de Stéréo Tota, ou plutôt America Neurotisch, titre qui me permet d'attirer votre attention sur cette étude américaine, de l’université de Bond, qui conclut que 21% des patrons de ce pays sont des psychopathes. Etude réalisé sur 261 patrons. "Antisocial, sans remords et manquant de comportement humain", des traits psychopathiques donc qui seraient nombreux chez les dirigeants de firmes américaines. Bien plus nombreux en tous cas que dans le reste de la population du pays, dont le taux de psychopathie est estimé de 1 à 4%. Lire cette article de la Tribune pour aller plus loin.

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L'équipe

Emilie Chaudet
Emilie Chaudet
Emilie Chaudet
Production
Élodie Piel
Collaboration