Avec l'aimable autorisation de la fondation Marc Riboud - Marc Riboud
Avec l'aimable autorisation de la fondation Marc Riboud - Marc Riboud
Avec l'aimable autorisation de la fondation Marc Riboud - Marc Riboud
Publicité
Résumé

Où il sera question de photographe invisible, de tarte aux fraises décisive, de train londonien, de plan carcéral, d'un rêve colombien, et de pamphlet politique chanté en brésilien.

En savoir plus

Aujourd’hui l’image du jour se décline en un album photo. Difficile d’en choisir seulement une. Des photos qui sont elles aussi faites de silence. Il s’agit par exemple de cette femme de profil, cheveux courts, cou rentré dans les épaules qui semble porter une fleur à sa bouche tout en la tendant à la rangée de militaires face à elle. C’est aussi cette bonne sœur à lunettes au bord d’un trottoir sur les quais de seine parisiens, Notre Dame en arrière plan qui regarde l’objectif surprise dans une conversation qu’elle même n’attendant pas avec un chauffeur de taxi, à l’arrêt. Il y a aussi cette salle à Shangaï où 9 danseuses classiques s’exercent à la barre en levant la jambe en l’air, sans prêter attention à cet objectif. Il y a tous ces regards qui pris à la fois de près, de biais, ne semblent ne jamais apercevoir l’objectif. Et c’est là l’un des mystère des photos de Marc Riboud, disparu hier à l’âge de 93 ans. Ce photographe qui jamais n’a recadré ses images et qui s’approche le plus possible de sa scène, en prenant sa photo, sans se montrer, comme s’il faisait un pas de côté pour rester invisible. Lui qui disait : « Pour bien voir, il est inutile de se fondre dans ce que l’on regarde. » Car "si l’on devient l’autre comment avoir la surprise de l’autre?

Jukebox

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Dilmarionete. Petit jeu de mots avec le prénom de la présidente brésilienne Dilma Roussef destituée hier. Comme le titre le laisse supposer ce n’est pas vraiment un hommage adressé à l’ex présidente du Brésil principalement accusé d’avoir manipulé les comptes publiques. Dans cette chanson amateure la présidente est accusée entre autres d’avoir investi des millions dans la Coupe du monde de foot en 2014, au lieu de réhabiliter les hopitaux ou les écoles, il est aussi question de corruption, de ses supposées préoccupations électorales. Bref, sur Internet et notamment sur Youtube, Dilma Roussef se fait rhabiller pour l'hiver, en musique. Il existe une petite dizaine au moins de vidéos où des Brésiliens chantent leur lassitude et leur déceptions, face à la présidente destistuée.

Publicité

Autres exemples:

Références

L'équipe

Emilie Chaudet
Production
Élodie Piel
Collaboration