Maimouna (Déborah Lukumuena) et Dounia (Oulaya Amamra) dans Divines de Houda Benyamina. (Capture d'écran)
Maimouna (Déborah Lukumuena) et Dounia (Oulaya Amamra) dans Divines de Houda Benyamina. (Capture d'écran)
Maimouna (Déborah Lukumuena) et Dounia (Oulaya Amamra) dans Divines de Houda Benyamina. (Capture d'écran) - Easy Tiger
Maimouna (Déborah Lukumuena) et Dounia (Oulaya Amamra) dans Divines de Houda Benyamina. (Capture d'écran) - Easy Tiger
Maimouna (Déborah Lukumuena) et Dounia (Oulaya Amamra) dans Divines de Houda Benyamina. (Capture d'écran) - Easy Tiger
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Résumé

Où il sera question de filles Divines ou maléfiques, d'adolescents perdus, de départ, de retour en classe, de Brexit, de Marianne et de colonisation de la planète Mars.

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L’image de notre journée qui commence aujourd’hui serait celle d’une nuit blanche. Deux jeunes femmes restent côte à côte sur un terrain vague et regardent les étoiles en partageant une cigarette. Deux minutes avant, elles étaient en train de siphonner l’essence des voitures stationnées là. Toutes deux s’arrêtent, épuisées par la quête d’elles ne savent même plus quoi.

Dounia chuchote, elle raconte à son amie Maimouna ce rêve récurrent, celui d’une chute sans fin, dans une sorte de trou noir, sans personne, aucune main tendue pour la rattraper, l’empêcher de tomber. Dounia la dure montre pour la première fois, et peut-être l’obscurité de cette nuit l’y aide-t-elle, le visage de l’enfant qu’elle est, en fait, apeurée et seule. La jeune femme aux grands yeux noirs fatigués, se laisse alors aller à poser sa tête sur l’épaule de son amie qui lui dit que Dieu est là pour veiller sur ses enfants. "C’est obligé, c’est sa responsabilité" dit-elle.

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C’est l’histoire d’enfants de Dieu non reconnues comme le lui répond Dounia, et pourtant elles sont Divines. C’est le premier long métrage d’Houda Benyamina, caméra d’or au dernier festival de Cannes et qui sort en salle aujourd’hui. Et dont les images pour le coup vous marqueront probablement plus d’une journée.

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JUKEBOX

Adieu Marianne, tout comme on pourrait dire adieu les valeurs de la république, adieu la laïcité, tous ces mots chers aux gouvernements qui se sont succedés depuis des décennies et que les discours politiques ont fini par vider de leur sens.

Dernière victime en date donc Marianne, au "sein nu" et "non voilée parce qu'"elle est libre" selon le premier ministre lundi au meeting de Colomiers.  Ce qui lui a fallut quelques virulentes leçons d'histoire sur les réseaux sociaux. Notamment celle de l'historienne Mathilde Larrère sur Twitter qui donne "réponse dit-elle à un premier ministre inculte".

Références

L'équipe

Emilie Chaudet
Production
Élodie Piel
Collaboration