"Breaking News" de Guillaume Chamahian dans le cadre de l'exposition Nothing but blue skies aux Rencontres photographiques d'Arles (2016)
"Breaking News" de Guillaume Chamahian dans le cadre de l'exposition Nothing but blue skies aux Rencontres photographiques d'Arles (2016)
"Breaking News" de Guillaume Chamahian dans le cadre de l'exposition Nothing but blue skies aux Rencontres photographiques d'Arles (2016)
"Breaking News" de Guillaume Chamahian dans le cadre de l'exposition Nothing but blue skies aux Rencontres photographiques d'Arles (2016)
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Où il sera question d'images et de sons qui se répètent, d'une revue qui vous dit "Hey!", de femmes plus ou moins providentielles, d'une recherche de l'unité, d'une ville qui se transforme, de la métropole du désir, du Brésil sans Dilma.

Notre première image de la semaine a un lien avec la veille. Il s’agit d’une pièce exigüe, étouffante, au son sifflant bourdonnant de plusieurs dizaines de télévisions qui fonctionnent en même temps. On la voit de loin cette pièce, elle est comme transparente. Les télévisions dont je vous parle, forment ses façades, ses cloisons. On y entend des dizaine là aussi de langues étrangères différentes. Mais partout sur tous les écrans, il y a cette même image. Celle que nous n’aurions pu rater sous aucun prétexte. Celle de ces deux tours percutées en plein flanc et qui finissent par s’effondrer. Des images qui finissent par ne former qu’un petit carré en haut à droite de l’écran pour laisser place à un plateau télévisé, médusé, sidéré, balbutiant ou parfois excité. On se retrouve debout face à 4 murs d’images insensées et ces mots qui parlent trop, comme pour couvrir le bruit silencieux de l’effroi. Cela a beau faire 15 ans, ces images là ont beau faire hélas partie de nous. Entrer dans cette pièce c’est accepter d’être à nouveau désarmé par la folie du monde. C’est se laisser une fois encore abandonner à l’incompréhension. Accepter l’incompréhension. Peut-être là aussi pour pouvoir avancer. En sortir de cette pièce et prendre à nouveau le recul nécessaire face aux événements. C’est une œuvre qui cache bien son jeu, puisqu’il faut s’inscrire dedans pour véritablement la ressentir jusque dans sa chaire. Elle est signée Guillaume Chamahian, et elle était visible jusqu’à hier au Capitole d’Arles dans le cadre des Rencontres photographiques. L’exposition en question s’appelait _Nothing but Blue skies, _rien d’autre que le ciel bleu. Et c’est aussi cela, que nous devons pouvoir envisager de notre journée qui commence, après une nuit sombre.

JUKEBOX

Le Bonheur par Philippe Katerine sur son dernier album le Film. En référence aux propos du Dalaï Lama dans le Monde daté d’aujourd’hui. Le chef spirituel Tibétain qui est en France ce lundi et toute la semaine. Et qui ne sera pas reçu par les responsables politique qui voudraient par là même éviter de commettre un impair diplomatique avec la Chine. En tous cas, le Dalaï Lama a répondu dans les pages du journal le Monde qu’il ne tenait pas plus que ça à rencontrer des responsables politiques lors de ses déplacements : « Je n’ai rien à dire aux officiels, je préfère parler du bonheur, des familles heureuses, de communautés heureuses, d’un monde heureux. ».

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Supplément : le blog de La Revue Hey!

L'équipe

Emilie Chaudet
Emilie Chaudet
Emilie Chaudet
Production
Élodie Piel
Collaboration
Mydia Portis-Guérin
Réalisation