Opération de sauvetage des Casques Blancs (White Helmets) en Syrie
Opération de sauvetage des Casques Blancs (White Helmets) en Syrie - Khaled Khatib (avec l'aimable autorisation de l'auteur)
Opération de sauvetage des Casques Blancs (White Helmets) en Syrie - Khaled Khatib (avec l'aimable autorisation de l'auteur)
Opération de sauvetage des Casques Blancs (White Helmets) en Syrie - Khaled Khatib (avec l'aimable autorisation de l'auteur)
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Où il sera question de Silvina Ocampo endormie, d'Oscar Wilde impertinent, de Shimon Peres en colère, de héros en casques blancs, d'ivresses de pacotille.

Ceux qui peuplent notre image du jour s’adressent quotidiennement à leurs cauchemars. Peut-être espèrent-ils au fond d’eux pour mieux les mater. C’est une rue poussiéreuse, on se demande même ce que fait encore debout un arbre au loin dans l’arrière plan, alors que les murs, eux sont en train de tomber un à un. 7 hommes marchent, pressés. Trois hommes debout au premier plan portent comme des combinaisons de travail. Et des casques blancs. Celui de gauche portent des genouillères et esquissent un demi sourire, dont on se demande s’il est intentionnel, tant il vient surprendre ce paysage chaotique tout autour. Celui de gauche parle dans un talkie- walkie. Celui du milieu, porte dans ses bras un jeune homme hébété aux pieds nus. Les casques blancs. Des civils syriens qui courent dans leurs villes assiégées et bombardées pour sauver leurs compatriotes, des décombres, pour les soigner de leurs blessures, pour être là quand tout le monde a déserté. Ces casques blancs viennent de se voir co-décerner le prix Nobel alternatif, ou Right Livelihood award, en Suède, et ont été nominés pour le vrai Prix Nobel de la Paix qui doit être désigné la semaine prochaine. Une campagne active est en cours notamment sur Internet pour que ce prix leur soit attribué. Des photos, des vidéos circulent où l’on voit à l’œuvre ces anciens professeurs, boulangers, ingénieurs, tailleurs, étudiants... Rien ne passe, sur leur visage. Ni panique, ni tristesse, ni même une once d’indignation ; Simplement un vague sentiment d’urgence, qu’ils ont apprivoisé, dont ils ont fait un masque quotidien. Dans l’une des vidéos qui existe et qui les montre en action, on voit cette scène surréaliste, où l’un de ces casques blancs réussit à sauver, un nourrisson de deux semaines, des décombres d’un immeuble bombardé. Le bébé en pleurs, est miraculeusement indemne. Dans les bras poussiéreux, de Khaled Farah qui tente de masquer sa stupéfaction face à la vie qui résiste. Ce bébé est "plus fort que l’effondrement d’un immeuble, plus fort que tout", dit-il calmement. Voici à quoi ressemble un héros titre cette vidéo. Voici à quoi ressemble un cauchemar à qui ses hommes essaient de dire qu’il faudrait que ça cesse. Même si l’on ne sait pas de quoi le réveil sera fait. Mais que cela cesse.

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Ivresse de pacotille du groupe Forever Pavot. Parce qu’il a été plusieurs fois question d’alcoolisme et de campagnes contre l’alcoolisme ces derniers jours sur les réseaux sociaux notamment. Après cette mystérieuse Louise Delage sur Instagram, jolie jeune fille, posant systématiquement avec un verre ou une bouteille d’alcool en main, sur son faux profil, mis en scène par le Fonds Action addiction, il y a cette autre campagne en Grande Bretagne sur Internet, et Twitter notamment « go sober for october », "soit sobre en octobre" Une campagne qui incite les jeunes britanniques à ne pas boire d’alcool pendant tout le mois à venir afin d’en apprécier les bienfaits sur leur santé, et de reverser leur budget alcool à une association de lutte contre le cancer. Pour le moment près de 50 000 britannique se sont inscrits à l’opération et ont permis de réunir presque 800 000 euros.

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L'équipe

Emilie Chaudet
Emilie Chaudet
Emilie Chaudet
Production
Élodie Piel
Collaboration
Mydia Portis-Guérin
Réalisation