Exposition "Coléoptères, insectes extraordinaires".  - © Musée des Confluences, Lyon
Exposition "Coléoptères, insectes extraordinaires". - © Musée des Confluences, Lyon
Exposition "Coléoptères, insectes extraordinaires". - © Musée des Confluences, Lyon
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Résumé

Jean-François Courant vous parle de l'exposition "Coléoptères, insectes extraordinaires", et Clément Deshayes se demande si le Soudan vit aussi son Printemps Arabe. Les chroniques s'intéressent au populisme et au post matérialisme d'Amazon.

avec :

Jean-François Courant (Chargé d'expositions au Musée des Confluences et chef de projet de l'exposition "Coléoptères, insectes extraordinaires"), Clément Deshayes (Anthropologue, enseignant à Paris 1, spécialiste du Soudan).

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@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec Jean-François Courant, chargé d'expositions au Musée des Confluences, à Lyon, et chef de projet de l'exposition Coléoptères, insectes extraordinaires, à voir jusqu'au 28 juin 2020. L'exposition met en évidence les pouvoirs insoupçonnés de ces insectes représentant plus du quart de la diversité animale, s'intéresse aux mythes qu'ils véhiculent depuis toujours, et valorise un récit scientifique et interdisciplinaire, de la botanique à l'entomologie en passant par l'entomophagie, grâce à ses conseillers scientifiques, Denis Richard et Pierre-Olivier Maquart.

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Un coléoptère est un type d'insecte bien particulier qui a la caractéristique de posséder une paire d'élytres - ces ailes rigides qui recouvrent les ailes membraneuses qui lui permettent de voler, d'où "Coléoptère ", qui vient du grec koleos  qui signifie "étui, fourreau" et pteron "aile", soit, les ailes dans le fourreau. 

Exposition "Coléoptères, insectes extraordinaires".
Exposition "Coléoptères, insectes extraordinaires".
- © Musée des Confluences, Lyon

Les coléoptères ont des relations très diversifiées avec les humains, présents depuis presque l'apparition de l'homme, avec des interactions sur l'agriculture - les doryphores ou les hannetons -, agissant comme médicament dans la pharmacopée au niveau des apothicairies, comme animaux de compagnie au Japon, sans oublier, l'entomophagie - le fait de consommer des insectes. Les insectes pourraient bien être, en 2050, une solution au problème de notre incapacité à produire suffisamment de protéines animales pour nourrir la planète.

58 min
4 min
58 min

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Le populisme a beaucoup été étudié sur le plan politique, moins du point de vue économique ou diplomatique.

Marie Charrel, Jakub Iwaniuk et Blaise Gauquelin ont passé au crible pour Le Monde les politiques économiques en Europe centrale. Pologne, Hongrie, Bulgarie, République tchèque, Slovaquie ont en commun de s’employer à « gommer les excès des politiques de privatisation et d’ouverture d’après 1989 tout en créant une élite économique nationale, afin de réduire la mainmise des étrangers sur les secteurs clés » et d’y installer des affidés du pouvoir, de manière à développer son influence, notamment dans la banque, l’énergie et les médias. Et tous redoutent le « piège des pays à revenus intermédiaires » incapables de rattraper le niveau de vie des économies de l’Ouest. « S’il peut doper l’activité à court terme, le populisme est toujours nocif pour l’économie sur le temps long », résume Jérémie Cohen-Setton, chercheur à l’Institut Peterson, à Washington. Ce que confirme Dani Rodrik, économiste à Harvard : malgré les chiffres actuels de la croissance américaine, les mesures de Donald Trump – baisse des impôts, cadeaux fiscaux aux entreprises, dérégulation de la finance et de l’énergie – si elles ont stimulé l’activité à court terme, n’ont résolu aucun des problèmes structurels, en particulier la hausse des inégalités que sa politique fiscale va au contraire aggraver.

Dans la dernière livraison de la revue Le débat, Maya Kandel – historienne et spécialiste de la politique étrangère des Etats-Unis – analyse celle de Trump. Portant « une vision alternative des relations internationales », elle s’apparente sous cet angle à celle de la Russie ou de la Chine. Pour ce qui concerne le président américain, « cette vison se décline autour de trois principales obsessions : une hostilité aux alliances qu’il voit comme des entraves à la souveraineté américaine sans aucun bénéfice ; une opposition au libre-échange en faveur d’une approche mercantiliste du commerce international ; une attirance pour les régimes et dirigeants autoritaires ». D’où une agressivité accrue à l’égard de ses propres alliés, souvent davantage qu’à l’encontre de ses ennemis. Ayant constamment recours au registre de l’émotion – en particulier la colère et le ressentiment – le dirigeant populiste a tendance à prendre plus de risques à l’égard de l’ordre international. Sachant qu’il doit sa légitimité à sa seule base électorale, ses discours visent d’abord à la contenter, sans plus de vision stratégique et quand bien même ils s’adressent aussi à des audiences étrangères. 

49 min
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Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Depuis un mois, les manifestations se poursuivent presque chaque jour au Soudan. La protestation contre la vie chère s'est rapidement muée en révolte contre Omar el-Béchir et s'est étendue à Khartoum et au Darfour. Le seul pays codirigé par les Frères Musulmans vit-il aussi son Printemps Arabe ?

Xavier Martinet s'entretient avec Clément Deshayes, doctorant à l’Université Paris-8, chercheur en sociologie politique, spécialiste du Soudan.

58 min

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En savoir plus : Les déplacés du Darfour
30 min

L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Aimer les objets jusqu’à les détruire…

C’est la révélation qui fait scandale en ce moment : Amazon ne se contenterait pas de vendre des produits, Amazon détruirait aussi les produits qui ne se vendent pas. Or donc, dans une France où il est question de budget contraint, on apprend qu’une société comme Amazon n’hésite pas à jeter à la benne les invendus, des millions d’invendus, perspective vertigineuse, cette multinationale gagne de l’argent en vendant, et gagne aussi de l’argent en jetant. 

Amazon est ainsi devenue la première multinationale à la fois matérialiste et post matérialiste. Alors, matérialiste ça n’est pas très nouveau, post matérialiste c’est déjà beaucoup plus inédit, puisque cela signifie que le fait de détruire de la matière est aussi donc une manière de gagner de l’argent. Et c’est d’autant plus étonnant que justement le post matérialisme est en train de subir un sacré revers en France. 

Je m’explique : pendant des décennies, un chercheur en sciences sociales, Ronald Inglehart, a suivi la montée dans le monde occidental des valeurs post matérialistes. Selon lui, le monde occidental se détachait de plus en plus d’une définition du bonheur fondée sur la possession. Les trente glorieuses étaient l’époque bénie de la montée du post matérialisme, l’obsession des objets allait être supplantée par des valeurs beaucoup plus spirituelles : on se disait que la qualité de vie, l’épanouissement personnel ou la participation démocratique allaient devenir des priorités. Le culte du matériel, la croissance économique, la sécurité, ou l’ordre, c’était avant. Mais comme le résume fort bien la revue Futuribles ce mois-ci, le matérialisme opère en ce moment un retour important en Occident. 

Avec la crise économique, le chômage de masse, les doutes sur le système démocratique, les populations des pays développés redoutent d’être marginalisées, elles se sentent en danger. Dès lors, elles abandonnent progressivement le post matérialisme pour opérer un retour vers le matérialisme. Et c’est dans ce contexte-là que naît la revendication des « gilets jaunes » en France, laquelle est très centrée sur le pouvoir d’achat. 

Voilà pourquoi dans ce mouvement de retour vers le matérialisme, les destructions d’Amazon font scandale. Objets inanimés,  avez-vous une âme ? Oui et c’est elle que l’époque entend crier. 

44 min

@PetitsMatinsFC