L'écrivaine Colette et ses deux chats en 1937 à Paris
L'écrivaine Colette et ses deux chats en 1937 à Paris ©AFP - France Presse
L'écrivaine Colette et ses deux chats en 1937 à Paris ©AFP - France Presse
L'écrivaine Colette et ses deux chats en 1937 à Paris ©AFP - France Presse
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Stéphanie Hochet vous parle de son "Éloge voluptueux du chat", et Philippe Le Corre des stratégies géo-économiques de la Chine. Les chroniques s'intéressent au droit du justiciable et à la tribu des casseurs.

Avec
  • Philippe Le Corre chercheur au Carnegie Endowment for International Peace et à la Harvard Kennedy School, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et professeur invité à l’ESSEC
  • Stéphanie Hochet Romancière et essayiste.

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec l'écrivaine et essayiste Stéphanie Hochet qui, à travers son Éloge voluptueux du chat, dresse un portrait du félin, figure incarnée de l'érotisme, compagnon des écrivains et des poètes - de Baudelaire à Doris Lessing, en passant par Burroughs, Picasso ou les Pussy Riot - et retrace l’histoire des attachements l'unissant aux humains, tissant ainsi, analyse érudite, anecdotes et souvenirs en une promenade culturelle.

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Le chat parcourt la littérature depuis le Moyen-Age, il fascine les écrivains. Pourquoi ? Sans doute, parce qu'il leur ressemble, il sait être longuement immobile, très observateur, c'est un compagnon idéal, une espèce de miroir, il y a plein de raisons qui expliquent l'amour des écrivains pour le chat. 

Montserrat Caballé et Concha Velasco interprètent le Duo des chats (en italien : Duetto buffo di due gatti, littéralement Duo humoristique de deux chats) et généralement attribué à Rossini :

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Alors que la discussion du projet de loi sur la réforme de la justice bat son plein à l’Assemblée, la Cour de cassation a rendu un arrêt qui protège le droit du justiciable à s’en saisir.

En l’occurrence, un salarié licencié pour avoir menacé son employeur d’aller en justice afin d’obtenir le paiement de jours d’astreintes et de RTT qui avait obtenu l’annulation de son licenciement en appel. Pour se pourvoir en cassation, l’employeur arguait « que le droit d’agir en justice n’est protégé que lorsque le juge a été effectivement saisi ». Comme le précise Clara Gandin dans sa chronique juridique de L’Humanité, même si aucune procédure n’a été entamée, la référence par l’employeur dans sa lettre de licenciement « à une procédure contentieuse envisagée par le salarié constitue une atteinte au droit fondamental d’ester en justice et encourt la nullité ». Laquelle nullité apparaît comme « la sanction des atteintes les plus graves aux droits des salariés : discrimination, harcèlement, atteinte à une liberté fondamentale ». 

Spécialiste du droit des contrats, Muriel Fabre-Magnan rappelle dans un livre publié aux PUF sous le titre L’institution de la liberté l'importance du cadre juridique pour équilibrer les relations sociales. Elle montre comment, sous l’influence américaine, le recours grandissant au contrat permet de contourner le cadre protecteur de la loi. Et elle cite Lacordaire : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. » La juriste évoque dans Marianne les ambiguïtés de la notion de consentement, qui justifie et légitime de tels contrats, souvent dérogatoires au droit commun. « Le consentement est aujourd'hui considéré comme le signe le plus certain de la liberté, alors qu'il est en réalité souvent invoqué pour que les personnes acceptent de renoncer à des droits et des libertés et consentent à se mettre à la disposition d'autrui. Le droit à l'autonomie personnelle sert ainsi à ce que l'on puisse valablement accepter des atteintes à son propre corps. » 

Stéphane Horel enquête depuis plusieurs années sur l'action des lobbies et elle est à l'origine des révélations des implants files, les lacunes des autorités sanitaires sur les effets indésirables des implants médicaux. Dans son dernier livre, Lobbytomie, publié à La Découverte, elle montre comment les conflits d'intérêts ont essaimé le monde scientifique, au profit des intérêts privés des firmes. Dans le Figarovox, elle estime que le name and shame ne suffit plus et qu’il faut insister sur le conflit d’intérêt, soit une qualification juridique.

Du Grain à moudre
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Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Avec l'Argentine et le Panama, Xi Jinping poursuit en Amérique Latine une tournée de 8 jours commencée en Europe du Sud. Sa boucle au dessus de l’Atlantique s'achèvera demain au Portugal. Pékin soigne ostensiblement ses partenaires commerciaux et poursuit une stratégie d’influence discrète ?

Xavier Martinet s'entretient avec Philippe Le Corre, Senior Fellow à la Harvard Kennedy School, Cambridge (MA), chercheur au Mossavar-Rahmani Center for Business and Government et au Belfer Center for Science and International Affairs.

L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Aujourd’hui c’est la stupeur après la découverte d’une tribu hostile…

Eh bien oui vous l’avez entendu, une tribu qui vit coupée du monde extérieur, coupée de la civilisation et hostile au monde moderne, ses membres vivent en autarcie depuis des siècles. Je ne veux pas parler de la tribu des sentinelles qui a tué un explorateur venu les évangéliser, mais de ces tribus découvertes à intervalle réguliers en France métropolitaine. 

Dernière découverte en date, la tribu des casseurs, capable de tout casser à Paris centre, capable de profaner l’Arc de triomphe et même défigurer Marianne, une tribu qui laisse les observateurs muets, sidérés, incapable du moindre commentaire. 

Et ce n’est pas la première tribu maléfique découverte ces dernières années, souvenez-vous, en 2014 il y avait la tribu de ceux qui faisaient des quenelles, ils adoraient un personnage nommé Dieudonné, et la France avait cuisiné des quenelles pendant de longues semaines, le premier ministre d’alors s’opposant directement au dit Dieudonné. 

Puis, autre découverte sidérante, la tribu des « je ne suis pas Charlie », une tribu qui ne reconnaissait pas l’attentat contre Charlie Hebdo, ou le reconnaissait mais considérait qu’il était l’œuvre du Mossad, de la CIA, des Illumaniti, ou des trois à la fois, et qui refusait par conséquent de faire une minute de silence lorsqu’il était question des morts de janvier 2015. 

Eh bien maintenant voici une troisième tribu maléfique, un anticorps social sorti de notre propre corps, un alien sociologique, les casseurs – avec de longues interrogations – les casseurs sont-ils des gilets jaunes défroqués, ou plus exactement cagoulés, les casseurs sont-ils d’ultra droite ou d’ultra gauche, ou les trois à la fois ou encore sont-ce des non Charlie ou des maitres quenelliers ? 

Reste que des quenelles aux casseurs, la méthode est la même, elle consiste à s’ériger en anti groupe, un anti groupe qui incarne une hantise absolue, notre hantise absolue. A chaque fois, ces groupes piétinent ce que nous avons de plus sacré, du révisionnisme à la sauce Dieudonné jusqu’à l’anti républicanisme des casseurs de ce samedi. Mais dans le même temps, ces groupes arrivent à exister précisément parce qu’ils piétinent ce que nous avons de plus sacré – et plus nous serons horrifiés, plus ils adoreront nous horrifier.  

En savoir plus : Charlie or not Charlie?
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