Paola et Ede dans Vivere de Judith Abitbol (2017) - Norte distribution
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Résumé

Où il sera question d'amour, de mots d'amour, d'une mère et de sa fille, d'idées noires, de marques de fabrique, de mauvaises habitudes.

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C’est une femme, une petite femme au corps fragile, dos légèrement voûté, et au visage marqué. De grands yeux ronds. Des yeux comme constamment étonnés d’un amour filial qui n’en finit pas de grandir. Et de s’exprimer. Il s’exprime cet amour là de toutes les manières, des regards, des étreintes, et des mots dits à pleine bouche, écrits partout. Même sur des anneaux en or blanc qui composent un long sautoir qu’Ede n’ose jamais porter. La vieille femme aux grands yeux ronds se tient ici contre un mur beige. Elle porte un pull rose, sous une blouse de travail blanche à carreaux bleu, et met sur elle, encore intimidée, ce bijou presque trop grand pour elle. Chaque anneau comporte une phrase d’amour. Une lettre autour du cou dans laquelle Paola la fille dit à Ede la mère, qu’elle aimerait l’emmener avec elle autour du monde. Qui n’a pas de mots assez grands pour lui dire le tout, le trop, tout la place que prend cet amour là. A la place des mots, il y a les images que la réalisatrice Judith Abitbol, a filmées pendant 8 ans. A travers les années et la maladie qui survient. Les mots qui commencent à s’absenter, à manquer. Qui ne disent plus rien ou qui disent autre chose. C’est l’image d’une fille Paola qui accompagne avec tendresse, sa mère Ede dans la maladie, jusqu’à son dernier jour. Ede, qui, pour ne pas perdre les mots qui lui restent, garde précieusement avec elle un imagier d’enfant et en fait son univers bien à elle. "Elle ne lit plus ce qui est écrit" prévient Paola au personnel médical chargé de s’occuper de sa mère. Quand elle montre du doigt les dessins de son livre, Ede ne voit pas les objets, ni les mots. Elle se met à raconter des histoires, la sienne, sa naissance et son travail de la terre. Et dans les dernières émotions d’Ede, il y a la musique. Qui lui rappelle même quand les mots s’en vont trop loin, que la vie est toujours de son côté. Vivere c’est le titre d’un chemin documentaire, qui sort aujourd’hui en salle. Un chemin d’amour, de souvenirs joyeux, et d’une femme qui tiendra bon et qui, jusqu’au bout, dans la dernière pièce de sa mère, refusera le silence total, les yeux fermés et la lumière éteinte.

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Les cigarillos de Serge Gainsbourg. Pour vous parler du tabagisme passif de James Bond. Dans le chapitre "étude scientifique indispensable", deux chercheurs australiens, spécialistes en santé publique ont publié leur conclusion dans la revue Tobacco Control et se sont aperçu que si James Bond avait arrêté de fumer depuis 14 ans, (il a pris sa dernière dose de tabac en 2002 dans Die another day), il restait toujours, dans ses diverses aventures, bien exposé au tabagisme passif, notamment, en fréquentant des James Bond girls ou des méchantes fumeuses. Puisque notre héros est principalement confrontés aux "cigarettes après l’amour" de ses partenaires. Conclusions établies après le visionnage de 24 films de James Bond. Mais Nick Wilson et Anne Tucker les deux spécialistes finissent par rassurer leur public : ses relations amoureuses sont souvent brèves, donc l’exposition au tabac limité, et surtout dans ses différentes péripéties, l’espion est exposé à bien d’autres dangers mortels finalement. Quand je vous parlais d’étude utile…

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Emilie Chaudet
Emilie Chaudet
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