Le Conte des Sables d'Or - JHR Films
Le Conte des Sables d'Or - JHR Films
Le Conte des Sables d'Or - JHR Films
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Résumé

Où il sera question de rêves éveillés, d'un bateau qui marche, d'une grotte qui pleure, de dessins chassés, de chiisme en Irak, d'un valse indécise, d'une cantine américaine qui a le blues et de macarons de droite.

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Ce sont des enfants qui jouent. Qui jouent à faire comme si. Et qui prennent cela très au sérieux. Des enfants qui à partir d'une toile verte tendue sur un mur, font apparaître des pieuvres à carapace, des requins-phoques, créatures marines fantastiques. Et imaginent un monde où jouer un air de flûte suffirait à nous dérober des regards indiscrets, à faire éclore les fleurs et rendre ses couleurs aux maisons esquintées par l'acier. Comme un rêve extravagant, qui se serait échappé de nos nuits pour se fixer sur un écran. Fond vert contre fond noir.

C'est une fable qui commence toujours bien. Dans un village aux maisons de maquettes tricolores, où vivent de petits personnages bien vivants aux toques vermeilles. Deux reines, un château et un peuple heureux. Et si on disait que des gros yeux allaient nous attaquer ? Ils surgissent des murs, du sol, des canalisations … Partir alors dans un grand bateau qui marche, à la recherche d'un sable magique. Mais alors qu'une forêt amazonienne pousse dans le désert, croiser des boules de gomme grise debout sur des roues de fer, qui charment les arbres fruitiers d'un air de musique. Puis, des mélodies de flûtes jouées à l'unisson pour faire pleurer une grotte, des yeux qui se transforment en fleurs et des corps qui dansent de joie.

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Ce scénario onirique, c'est celui du Conte des sables d'or, un film d'animation de Samuel et Frédéric Guillaume qui sort aujourd'hui en salle. Un film pour les enfants mais surtout fait par des enfants : 143 élèves en situation de handicap du Home-Ecole Romand, à Fribourg en Suisse. C'est en s'inspirant de dessins, maquettes, modelages et écrits de ces enfants et adolescents que les réalisateurs ont construit l'histoire et l'univers visuel du film. Avec des enfants impliqués dans toutes les étapes de la création, du rôle d'acteur à celui de bruiteur ou de musicien, et que l'on aperçoit en deuxième partie de projection avec un making of qui fait changer le regard sur le handicap

Un film aussi pour permettre aux adultes de retrouver pour quelques minutes les images qu’ils réussissaient auparavant à créer consciemment sans avoir à se plonger dans l'obscurité d'une salle de cinéma ou d'une chambre.

JUKEBOX

"Le blues de la cantine" par Les P'tits Loups du Jazz

Références

L'équipe

Emilie Chaudet
Production