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Résumé

Où il sera question de goodies politiques, de visages qui ne changent pas, d'une femme-panthère et d'hommes-loups, d'idées en politiques, de courrier présidentiel et d'analyse grammaticale.

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Ce sont des images que l’on collectionne. Que l’on finira bien un jour par décrocher. On saura s’en souvenir et un jour peut-être même qu’on les retrouvera dans un coin de chez soi, sans vraiment comprendre la place qu’elles ont prises. Ce sont des souvenir d’un présent qui passe déjà pour un temps révolu. Des objets qui n’auraient pas lieu d’être sans leurs effigies. C’est par exemple un portrait de Barack Obama, plus peu plus jeune, col de chemise ouvert, posture décontractée, assis sur un fauteuil. Le visage tout à fait tourné vers l’objectif. Un portrait que l’on pourrait ne jamais remarquer tant son lieu, son endroit sont incongrus. Accroché au-dessus d’une porte, proche du plafond au milieu d’une décoration chargée d’un petit restaurant de Chicago. Un autre restaurant de Chicago, aux murs et aux banquettes typiques des diners américains, ici, en cuir bleu ciel. Le propriétaire du lieu pose attablé, le visage sérieux, petite barbe blanche immaculée qui se détache de sa peau sombre, béret noir vissé sur la tête. Au dessus de lui un portrait regroupant dans la même pièce, Nelson Mandela, Martin Luther King, Malcolm X et Barack Obama. "C’est naïf limite fleur bleu avoue le restaurateur Finnie Haire. Mais je voulais dit-il que mes clients voient ce que l’élection de ce président à la maison blanche voulait dire pour moi". Le photographe Whitten Sabbatini a écumé les lieux de Chicago, cafés salon de coiffures, maison, bureaux, à la recherche des tee shirts, des tasses, des portraits, des poupées. Photos prises pour le New York Times et regroupées sur le compte Instagram du journal sous le mot clé : #Obamamemento. Avec ce souvenir de ces 8 dernières années, qui s’achèvent ce soir. La fierté que les habitants de cette ville, la hometown présidentielle, fierté qu’ils montrent encore aujourd’hui, qu’ils gardent et garderont comme un vestige de cette Amérique là. Un visage, qui 8 ans après et à la veille du grand départ, n’a pas pris une ride et se porte toujours à merveille.

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Love letters, Metronomy, issu de l’album du même nom, il y a déjà 5 ans. Lettres d’amour mais pas seulement, loin de là. Et cette article fleuve du New--York Times qui porte sur toutes ces années, 8 ans de lettres reçues à la maison Blanche et les réponses de l’administration Obama. L’article s’intitule "A Obama avec tout mon amour, toute ma haine et tout mon désespoir". Reportage dans le service courrier de la Maison Blanche absolument débordé jusqu’au dernier jour et qui dévoile pour le journal, 8 ans de lettres et de mails, et une certaine histoire du pays sans filtre peut on lire dans cet article. Le président Obama était le premier président à entretenir cette habitude d’une dizaine de lettre par jour. Un fille demande de l’aide pour que sa mère ne soit pas expulsé du pays, un homme avoue enfin son homosexualité à sa femme et voudrait maintenant tenir le président au courant. Un vétérant hanté par ses souvenirs d’Irak qui, là aussi, demande de l’aide au président. Les remerciements d’un couple de même sexe qui vient de pouvoir se marier, des milliers d’hommes et de femmes qui ne trouvent pas d’emploi. Voilà ce que les 10 stagiaires préposés au courrier à la maison blanche ont vu défiler durant ces 8 dernières années de cette petite histoire, en fait plus grande que l’on ne croit, des Etats-Unis.

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L'équipe

Emilie Chaudet
Emilie Chaudet
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