Entourés de policiers, les auteurs de l'enlèvement du baron Empain, dont Alain Caillol, emmenés sur les lieux de la séquestration pour une reconstitution.
Entourés de policiers, les auteurs de l'enlèvement du baron Empain, dont Alain Caillol, emmenés sur les lieux de la séquestration pour une reconstitution. ©AFP - JOEL ROBINE
Entourés de policiers, les auteurs de l'enlèvement du baron Empain, dont Alain Caillol, emmenés sur les lieux de la séquestration pour une reconstitution. ©AFP - JOEL ROBINE
Entourés de policiers, les auteurs de l'enlèvement du baron Empain, dont Alain Caillol, emmenés sur les lieux de la séquestration pour une reconstitution. ©AFP - JOEL ROBINE
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"Au lieu d’aller chercher l’argent, est-ce qu’on ne pourrait pas le faire venir à nous ?"

Le 23 janvier 1978, le baron Empain est enlevé devant son domicile à Paris. Les suppositions vont bon train sur l’identité et les motivations des ravisseurs. L’époque est aux "commando de gauchistes extrémistes", comme l’écrit le Figaro, qui rappelle un an plus tôt le kidnapping de Hanns Martin Schleyer, président du patronat de la République fédérale d'Allemagne, par la bande à Baader, la Fraction armée rouge (RAF). Il faut dire qu’Edouard-Jean Empain est à la tête d’un empire de centaine de sociétés, qui pèse vint-deux milliards, et qu’il est aussi à l’époque "l’homme du nucléaire". On spécule sur un mobile écologique. Le crime crapuleux n’est pas la piste privilégiée.

L’Etat français est sur les dents : un état-major de crise est convoqué, trente mille gendarmes sont sur le pied de guerre ; le garde des sceaux Alain Peyrefitte en appelle à la "délation des criminels" tandis que François Mitterand dénonce un "recul de civilisation".

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Alain Caillol, l’un des ravisseurs, a préparé cet enlèvement pendant plus d’un an. Il revient en détail sur l’envers du décor de ce rapt, qui a duré soixante-trois jours, et lui a valu de passer onze ans derrière les barreaux. 

De toute façon, il était prévu de lui couper le doigt, qu’il dise oui ou qu’il dise non. Alain Caillol.

Ils ont volé, triché, dealé, tué, kidnappé.  Pour la justice, la société, aux yeux de tous ils sont coupables, ce sont des salauds, ils sont du mauvais côté. Mais pour peu qu’on les écoute, qu’on y regarde de plus près, voici que surgit en eux évidemment une part d’humanité, un certain sens de la morale.

Commettre un acte répréhensible, franchir une limite celle de la morale, est-ce pour autant être amoral ou salaud ? Non, en tout cas cette série propose de découvrir des salauds mais pas trop et questionne sur la nature même du passage à l’acte, de la violence et de l’infraction ou des notions de moralité et de légalité. 

"Salauds... mais pas trop!", c’est comme ça qu’on a appelé cette série sur le fil du rasoir.

Chanson de fin : "Bensonhurst Blues" par Oscar Benton - Album : "Bensonhurst Blues" (2000) - Label : Limited Blues.

  • Reportage : Pascale Pascariello
  • Réalisation : Assia Khalid

L'équipe

Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Production
Cécile Laffon
Réalisation
François Caunac
Réalisation
Charlotte Bienaimé
Charlotte Bienaimé
Charlotte Bienaimé
Production déléguée
Elise Andrieu
Production déléguée
Emmanuel Geoffroy
Réalisation
Bahar Makooi
Production déléguée
Ilana Navaro
Production déléguée
Martine Abat
Production déléguée
Pascale Pascariello
Production déléguée
Leila Djitli
Production déléguée
Philippe Baudouin
Réalisation
Olivier Minot
Production déléguée
Rémi Dybowski Douat
Production déléguée
Sandrine Chapron
Collaboration
Valérie Borst
Production déléguée
Pauline Maucort
Production déléguée
Clémence Gross
Réalisation
Sophie Knapp
Production déléguée
Adila Bennedjaï-Zou
Production déléguée
Inès Léraud
Production déléguée
Delphine Saltel
Production déléguée
Delphine Dhilly
Production déléguée
Léa Minod
Production déléguée
Léa Veinstein
Production déléguée
Stéphanie Thomas
Production déléguée
Judith Chetrit
Production déléguée