Consultation d un medecin generaliste en cabinet avec son kit de Masque anti projection
Consultation d un medecin generaliste en cabinet avec son kit de Masque anti projection
Consultation d un medecin generaliste en cabinet avec son kit de Masque anti projection  ©Maxppp - Luc Nobout
Consultation d un medecin generaliste en cabinet avec son kit de Masque anti projection ©Maxppp - Luc Nobout
Consultation d un medecin generaliste en cabinet avec son kit de Masque anti projection ©Maxppp - Luc Nobout
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Résumé

Avec le COVID-19, la population est en état de sidération mais certains doivent garder la tête froide. Madeleine, médecin à Paris, a l'impression d'être aux commandes d'un avion prêt à se crasher. Pour Jean-Louis, trader, le Krach a déjà eu lieu ; celui, historique, de la bourse de Paris.

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Madeleine est médecin généraliste libérale. Elle exerce dans une maison de santé à Paris, dans le 19e. Le climat du Coronavirus lui rappelle celui des attentats du 13 novembre, qui avait plongé le pays dans un état de sidération : 

Au lendemain des attentats du 13 novembre, un patient était venu en larmes. Pilote, il ne se sentait plus capable de faire décoller un avion. Nous aussi on a l'impression d'être aux commandes d'un avion, prêt à se crasher. 

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Macron a dit qu'on était prêts. Ce n'est pas vrai, on bricole, et on a pas les moyens de protéger nos patients. 

Une infirmière m'a dit qu'elle n'y arrivait plus, on parle de "patients en réanimation" mais derrière c'est des êtres humains. Elle ne sait pas comment elle va réussir à faire ce qu'on lui demande, à savoir : "choisir les patients" à sortir de réanimation. 

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Déjà avant le Coronavirus, beaucoup de soignants étaient au bord de la rupture, avaient traversé des épisodes dépressifs comme Madeleine. Ils vont devoir encore accuser le coup : 

Macron, oui il peut compter sur nous, mais la réalité c'est qu'on est entrain de mettre nos propres vies en danger pour maintenir le navire à flot.  

Macron a dit la santé n'a pas de prix. C'est que tous les soignants crient depuis des mois ! Pourtant la question que tous les soignants se posent aujourd'hui c'est : est-ce qu'il y aura assez de respirateurs, de brancards, de médecins et d'infirmières ? 

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Jean-Louis Cuzac, dirige une société de Trading de conseils financiers dans le 11e arrondissement, Derrière vingt écrans, il a vu les chiffres de la bourse de Paris chuter comme jamais avec le COVID-19, un krach historique. Jean-Louis est en relation constante avec une vingtaine de traders : 

Essayez tous de respirer trois fois avant d'agir, vous êtes affectés par ce qui se passe. Ne prenez pas des décisions trop rapides. 

Le problème c'est que tout le monde réagit très vite, dans le stress le plus total. 

Y a des traders,  ils ont mis 10 000 euros sur leurs comptes à chaque fois en pensant se racheter et finalement ils ont tout perdu. Je suis très inquiet pour eux.  En 2007, des traders s'étaient suicidés. 

Ma technique c'est que je me désensibilise, j'y vais à fond, à fond, à fond et j'arrête. Je respire, puis je recommence. 

Je peux gagner 5000 euros ou plus en deux heures comme je peux les perdre en deux minutes. Il faut être fort moralement. 

Reportage : Rémi Dybowski Douat

Réalisation : Emmanuel Geoffroy

Référence musicale de fin d'émission : "Get What We Want" de Whilk & Misky. 

Références

L'équipe

Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Production
François Caunac
Réalisation
Gwendoline Troyano
Collaboration