Benoit Micolon et José Benavente ont investi leurs économies dans l’achat d’un avion. Les deux pilotes effectuent leurs patrouilles au large de la Libye, pour repérer des embarcations en détresse.
Benoit Micolon et José Benavente ont investi leurs économies dans l’achat d’un avion. Les deux pilotes effectuent leurs patrouilles au large de la Libye, pour repérer des embarcations en détresse.
Benoit Micolon et José Benavente ont investi leurs économies dans l’achat d’un avion. Les deux pilotes effectuent leurs patrouilles au large de la Libye, pour repérer des embarcations en détresse. - Isabelle Serro
Benoit Micolon et José Benavente ont investi leurs économies dans l’achat d’un avion. Les deux pilotes effectuent leurs patrouilles au large de la Libye, pour repérer des embarcations en détresse. - Isabelle Serro
Benoit Micolon et José Benavente ont investi leurs économies dans l’achat d’un avion. Les deux pilotes effectuent leurs patrouilles au large de la Libye, pour repérer des embarcations en détresse. - Isabelle Serro
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Résumé

En janvier dernier, deux pilotes français décident d’acheter, avec leurs propres économies, un petit avion pour survoler la mer Méditerranée entre les côtes libyennes et le sud de Lampedusa, afin de repérer et signaler les canots de migrants en perdition. Ce printemps, les vols ont enfin commencé.

En savoir plus

Benoit Micolon et son ami José Benavente, pilote lui aussi, décident d'acheter un monomoteur léger Colibri, un MCR-4S capable de parcourir plus de 1500 kilomètres par jour. "Depuis le ciel, le champ de vision élargi et la vitesse de vol permettent de couvrir une zone de recherche très étendue. La capacité de repérage depuis les airs est environ 100 fois supérieure à celle des bateaux", explique leur association sur son site internet.

José Benavente et Benoît Micolon, qui se sont connus à l’école de pilotage de Lyon-Bron en 2003, ont investi au total 130 000 €.
José Benavente et Benoît Micolon, qui se sont connus à l’école de pilotage de Lyon-Bron en 2003, ont investi au total 130 000 €.
- Isabelle Serro

C’est un avion qui nous a coûté avec les modifications qu’on lui a apportées, 130 000 euros. On l’a fait équiper d’un système de pilote automatique qui nous permet de réduire notre charge de travail et de repérer, lorsqu’on est sur zone, des embarcations. C’est un avion que l’on a acheté d’occasion. En s’entretenant avec des ONG qui s’occupent des bateaux de migrants dans cette partie de la Méditerranée, on a pris conscience qu’il fallait faire le plus vite possible. En mettant ensemble nos économies personnelles, on allait avoir la capacité financière d’acheter l’avion, de le convoyer jusqu’à Malte et de réaliser dix à quinze vols.

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La décision de partir

Depuis le début de l’année 2018, au moins 370 migrants sont morts ou ont disparu au large de la Libye, selon un bilan de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le projet prend naissance fin janvier et les deux pilotes savent qu'à partir du mois d'avril, les conditions météorologiques vont suffisamment s'améliorer pour que le rythme de départ des embarcations depuis les côtes libyennes s'accélère.

Le lancement du projet se précipite. J’ai envoyé un mail à plusieurs ONG dans la zone. A ma question "un appui aérien d’observation pourrait-il être déterminant dans le cadre de vos opérations de sauvetage ?", le responsable maritime de SOS Méditérranée m’explique qu’en mer, ils ont mis au point un outil de sauvetage de masse efficace, qu’ils savent en mer comment sécuriser les bateaux, comment transborder tout le monde en toute sécurité. En revanche, le point faible, c'est l’observation et le repérage des embarcations.

Après le sauvetage, ils détruisent le bateau

Le Sea-Watch 3 après son intervention décide de brûler le canot.
Le Sea-Watch 3 après son intervention décide de brûler le canot.
- Isabelle Serro

Il s'agit du navire humanitaire « Sea-Watch 3 » qui vient de secourir les passagers d'une petite embarcation en provenance des côtes libyennes. Lorsque ceux-ci ont été hors de danger, les sauveteurs ont mis le feu au petit bateau en bois pour qu'il coule. Il y a plusieurs raisons à cela :

-Pour que l'embarcation ne soit pas récupérée par des passeurs.

-Pour qu'elle ne dérive pas et laisse à penser à d'autres navires qu'il s'agit de personnes en détresse, ce qui les amènerait à faire des démarches inutiles en mer

-Pour qu'elle ne soit pas un obstacle aux autres navires (surtout la nuit).

Chanson de fin : "Free As A Bird" par Soom T - Album : Free As A Bird (2014) - Label : Wagram Music.

  • Reportage : Martine Abat 
  • Réalisation : Philippe Baudouin

Playlist à emporter

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Références

L'équipe

Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Production
Cécile Laffon
Réalisation
François Caunac
Réalisation
Charlotte Bienaimé
Production déléguée
Elise Andrieu
Production déléguée
Emmanuel Geoffroy
Réalisation
Bahar Makooi
Production déléguée
Ilana Navaro
Production déléguée
Martine Abat
Production déléguée
Pascale Pascariello
Production déléguée
Leila Djitli
Production déléguée
Philippe Baudouin
Réalisation
Olivier Minot
Production déléguée
Rémi Dybowski Douat
Production déléguée
Sandrine Chapron
Collaboration
Valérie Borst
Production déléguée
Pauline Maucort
Production déléguée
Clémence Gross
Réalisation
Sophie Knapp
Production déléguée
Adila Bennedjaï-Zou
Production déléguée
Inès Léraud
Production déléguée
Delphine Saltel
Production déléguée
Delphine Dhilly
Production déléguée
Léa Minod
Production déléguée
Léa Veinstein
Production déléguée
Stéphanie Thomas
Production déléguée
Judith Chetrit
Production déléguée