La folie du Brexit : mon Brexit 2

LONDON, ENGLAND - JULY 20: Protesters holding placards march to Parliament Square in Westminster during the "No To Boris, Yes To Europe" March on July 20, 2019 in London, England.
LONDON, ENGLAND - JULY 20: Protesters holding placards march to Parliament Square in Westminster during the "No To Boris, Yes To Europe" March on July 20, 2019 in London, England.  ©Getty -  Chris J Ratcliffe / Intermittent
LONDON, ENGLAND - JULY 20: Protesters holding placards march to Parliament Square in Westminster during the "No To Boris, Yes To Europe" March on July 20, 2019 in London, England. ©Getty - Chris J Ratcliffe / Intermittent
LONDON, ENGLAND - JULY 20: Protesters holding placards march to Parliament Square in Westminster during the "No To Boris, Yes To Europe" March on July 20, 2019 in London, England. ©Getty - Chris J Ratcliffe / Intermittent
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En attendant le 31 octobre – date à laquelle le Royaume-Uni devrait sortir de l’Union européenne selon Boris Johnson - trois expatriés, en France et en Angleterre racontent leur expérience récente du Brexit et la zizanie que le référendum a semé dans leur famille.

Depuis le référendum de 2016, Alex, un Anglais installé en région parisienne, est inquiet pour son avenir en France. Il est branché sur le Brexit en permanence. Il écoute la radio sous la douche le matin, pendant le dîner, jusqu’au soir lorsqu'il se couche… Et quand les enfants font trop de bruit, Alex branche ses écouteurs sans fil sur ses oreilles pour suivre les derniers rebondissements de la saga britannique. 

En fait il me faut ma dose journalière, c’est comme un médicament.

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Depuis trois ans, moi et des milliers d’autres, on retient notre souffle. Et on ne sait pas à quel moment on pourra respirer à nouveau. 

Je me sentais européen. Je ne me suis jamais senti complètement Français ou complètement Anglais. Le 31 octobre, je pense que je serai un citoyen de troisième zone… 

En savoir plus : Mon Brexit
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En 2016, quand le camp pro-Brexit a gagné, cette sexagénaire anglaise installée à Paris s’est félicitée. Elle ne supportait plus toutes les petites règles absurdes imposées par Bruxelles à la Grande-Bretagne, une nation « à part » dans le paysage européen, assure-t-elle. Loin de s’inquiéter pour l’avenir de son pays, elle est sûre que le Brexit sera une opportunité. Elle est l’un des multiples profils du camp des pro-Brexit.

On est tellement différents, en attitude, en valeur ; on est un peuple de la mer, on est à part ! On peut exister sans Europe, j’en suis sûre ! 

J’ai beaucoup de respect pour Boris Johnson. C’est un caractère maverick. Moi j’aime bien ce genre d’hommes et il a des couilles. C’est de ça dont on a besoin.

L’avenir n’est pas noir. C’est ok. We will be fine.

Virginie, 37 ans, vit en Angleterre depuis quinze ans. Engagée dans la campagne anti-Brexit, elle a été traumatisée par les résultats du référendum. Encore peu fixée sur son sort administratif, elle attend aujourd’hui de voir à quoi ressemblera la sortie de l’UE programmée au 31 octobre pour faire des projets : acheter une maison, avoir un enfant… 

Ayant grandi dans une génération 100% européenne, je n’ai jamais eu cette frontière en tête.

Cette nuit là j’étais au dépouillement… Ce vote là, j’ai pas pu m’empêcher de penser, ce bulletin, il est contre moi, celui là aussi…

  • Reportage : Karine Le Loët    
  • Réalisation : Cécile Laffon

Merci à Alex et à Virginie, à Jeremy Stubbs président du parti conservateur britannique à Paris et à Véronique Martin du projet « In Limbo… »

Chanson de fin : "Road to Nowhere" de Talking Heads  - Album"Little Creatures"

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