En Belgique francophone, tous les élèves doivent participer à des animations d’éducation aux relations affectives et sexuelles
En Belgique francophone, tous les élèves doivent participer à des animations d’éducation aux relations affectives et sexuelles ©Getty
En Belgique francophone, tous les élèves doivent participer à des animations d’éducation aux relations affectives et sexuelles ©Getty
En Belgique francophone, tous les élèves doivent participer à des animations d’éducation aux relations affectives et sexuelles ©Getty
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En Belgique, l’Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS) est obligatoire dans toutes les écoles de Wallonie-Bruxelles depuis la rentrée 2012. Reportage lors d’une séance avec des élèves de six à huit ans.

Éduquer les jeunes à l’amour ! Les amener à l’épanouissement de leur vie relationnelle, affective et sexuelle ! L’ambition est aussi louable qu’essentielle, car les questions que se posent les enfants sont nombreuses, et parfois désopilantes.

En juillet 2012, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’y attachait, lui qui votait l’inscription de l'EVRAS dans les missions de l’école. Derrière le terme quelque peu étrange - si ce n’est barbare - d’EVRAS, qui désigne tout simplement en abrégé l'"Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle", se profilait la volonté politique de sensibiliser les jeunes à toutes les dimensions de la vie amoureuse.

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Alors, le chou, la cigogne, ou la graine dans la bouche ?

"Par exemple, un soir, quand j'étais tout seul avec ma maman, je lui ai demandé comment on faisait les enfants. Elle n'osait pas me répondre. Elle a fini par me dire qu'il y avait une petite graine et que lorsqu'on s'embrassait, la petite graine passait de l'autre bouche à l'autre bouche et que ça allait faire l'enfant. En quatrième, notre prof Aurélie nous a dit que ce n'était pas avec la graine dans la bouche, mais en faisant l'amour. Alors j'ai dit à ma maman : "Tu m'as menti !" Elle m'a dit : "Ben oui, je ne voulais pas te choquer.""

La capote, kézako ?

"Quand on fait l'amour, parfois, c'est pour s'amuser, alors on met un médicament sur le pénis pour pas avoir d'enfant. Comment ça s'appelle déjà ?"

Une nouvelle créature très étrange…

"Moi, le premier mot que je trouvais très compliqué, c'est spermatozoïde. Je ne savais pas comment ça s'écrivait et puis je trouvais ça très space comme… comme créature."

Première diffusion : 19/06/2014.

Reportage : Delphine Saltel

Réalisation : Alexandra Malka et Emily Vallat

Musique de fin : "Mushaboom" de Feist.

L'équipe

Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Production
Jeanne Coppey
Collaboration
Emily Vallat
Réalisation
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Coordination
Delphine Saltel
Production déléguée
Alexandra Malka
Réalisation