Un adolescent s'interroge sur la longueur de ses cheveux ©Getty - Alain Shroder
Un adolescent s'interroge sur la longueur de ses cheveux ©Getty - Alain Shroder
Un adolescent s'interroge sur la longueur de ses cheveux ©Getty - Alain Shroder
Publicité
Résumé

De la 6ème à la classe préparatoire, du cheveu gras aux cheveux colorés, de la coupe "tie and dye" à "l'explosion capillaire"... des adolescents racontent comment ils se coiffent, et l'importance que tiennent les cheveux dans leur vie.

En savoir plus

Au collège et au lycée Carnot, dans le 17ème arrondissement de Paris, les élèves racontent comment leur chevelure capte le regard, façonne leur image, et comment ils en prennent soin, un peu, beaucoup, passionnément.

Ses cheveux, Nazim les "adore". Bruns et bouclés, ils lui donnent confiance en lui. C'est son arme de séduction. "Sans mes cheveux, je serai moche !"

Publicité

Marilou, elle, pare ses cheveux de nœuds et de barrettes, et aime les laisser tomber en rideau pour dissimuler son visage. "Ma mère ne supporte pas que je n'aie pas le visage dégagé. Mais c'est mes cheveux, j'en fais ce que je veux !" Ses cheveux la protègent du regard des autres, en attendant qu'elle prenne confiance en elle. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'elle pourra se couper les cheveux !

À écouter ou à réécouter : Les cheveux : la grande perte
27 min

Pour un autre lycéen de seize ans, ses cheveux bouclés sont en cohérence avec sa personnalité : "Je me coiffe jamais. Ils sont trop emmêlés. Cela résume bien ma vie : indémêlable."

Si certains adolescents aiment leurs cheveux, pour leur aspect ou pour ce qu'ils représentent, d'autres sont complexés. "Mes cheveux sont courts et marrons. Je les aime pas." Alors le matin, devant le miroir, ils passent du temps à les démêler, les aplatir, les cirer ou leur appliquer de la laque… Surtout que les cheveux sont souvent l'objet de moqueries et de discriminations.

"On m'a souvent dit que j'avais des cheveux brésiliens, kabyles. Ils sont assez volumineux. Je passe des oraux prochainement et je me demande si je dois les couper, pour rentrer dans les clous."

Une autre préoccupation : rester à la mode. A l'époque où a tourné ce reportage, en 2014, pour les filles c'était la mode du tie and dye et des cheveux raides. Celles qui sont différentes étonnent. Une adolescente à la chevelure bouclée se plaint des gens qui ne cessent de toucher ses cheveux, comme fascinés par ses boucles. Une autre raconte comment elle a subi des moqueries à cause de ses cheveux trop courts : "Un monsieur m'a dit que je ressemblais à un chihuahua."

Quand on parle des cheveux, on parle aussi des coupes ratées et des teintures parfois hasardeuses. Certains regrettent, d'autres non. Mais personne ne prend le sujet à la légère. Se couper les cheveux, se les décolorer ou plutôt se les péroxyder, se coiffer comme le chanteur -M- : autant de "folies capillaires" qui sont le symbole des années collège et lycée.

28 min

Première diffusion : 23/01/2014

  • Reportage : Elise Andrieu
  • Réalisation : Emmanuel Geoffroy et Anne-Laure Chanel

Pour aller plus loin 

Nathalie Azoulay et Victoire de Castellane, "J'aime pas mes cheveux !", Albin Michel Jeunesse, 2017

À écouter ou à réécouter : Pour une philosophie du cheveu
6 min

Chanson de fin : "Sink to the bottom" par Fountains of Wayne

Références

L'équipe

Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Production
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Coordination
Jeanne Coppey
Collaboration
Elise Andrieu
Production déléguée
Emmanuel Geoffroy
Réalisation
Anne-Laure Chanel
Réalisation
Sandrine Chapron
Collaboration
Justine Callé
Stagiaire