Manifestation du 19 avril 2018 à Paris et intervention de CRS en marge du cortège.
Manifestation du 19 avril 2018 à Paris et intervention de CRS en marge du cortège.
Manifestation du 19 avril 2018 à Paris et intervention de CRS en marge du cortège. ©AFP - ZAKARIA ABDELKAFI
Manifestation du 19 avril 2018 à Paris et intervention de CRS en marge du cortège. ©AFP - ZAKARIA ABDELKAFI
Manifestation du 19 avril 2018 à Paris et intervention de CRS en marge du cortège. ©AFP - ZAKARIA ABDELKAFI
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Résumé

Deux histoires qui interrogent la répression des manifestants et la liberté d’expression en 2018.

En savoir plus

C’était le 11 janvier dimanche 2015. Dans toutes les villes de France, des manifestations en soutien aux victimes des attentats de Charlie Hebdo, de l’Hyper Cacher et après l’assassinat d’une policière à Montrouge sont d’une ampleur sans précédent. Baptisée Marche Républicaine, le défilé compte entre 1,2 et 1,7 millions de personnes rien qu’à Paris. Parmi les marques de soutien, un hommage appuyé est rendu, chose assez inédite, aux travail des forces de l’ordre. Dans le cortège parisien, souvenez-vous, de nombreuses personnes tiennent des pancartes avec écrit "Merci la police". La France a peur. Elle est traumatisée. Et se trouve soudain bien contente d’être protégée et défendue par ceux qu’elle conspuent d’ordinaire allant jusqu’à dire régulièrement : "Tout le monde déteste la police”. 

Notre rapport à la police ressemble un peu à ce paradoxe, d’un certain point de vue. On adore détester la police, que l’on appelle et remercie dès le danger est proche que la peur nous guette. On oublie aussi que la police nationale est une police d’état rattachée au ministère de l’intérieur qui dessine et applique une politique de maintien de l’ordre, de gestion et de répression ou pas des manifestations. 

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"Pas une seconde je ne pense être frappé"

Quand en plein mouvement de contestation tous azimuts à la politique de réforme du gouvernement Macron, 102 personnes qui essaient d’occuper à Paris le lycée Arago sont arrêtés par les CRS puis placées en garde à vue pendant 48 heures et une quarantaine d’entre eux présentés au parquet en vue d'éventuelles poursuites, le boulot est moins valorisant. La leçon doit être claire et la volonté de réprimer le mouvement lycéen, qui est la terreur de tous les gouvernement transparaît clairement.

A lire :

Chanson de fin : "Résiste" par Nooboo'zzz All Stars et Taro - Album : Studio Reggae Bash, Vol.2 (2018) - Label : Baco Records.

  • Reportage : Ilana Navaro / Alain Lewkowicz 
  • Réalisation : Clémence Gross

Playlist à emporter

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Références

L'équipe

Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Production
Cécile Laffon
Réalisation
François Caunac
Réalisation
Charlotte Bienaimé
Production déléguée
Elise Andrieu
Production déléguée
Emmanuel Geoffroy
Réalisation
Bahar Makooi
Production déléguée
Ilana Navaro
Production déléguée
Martine Abat
Production déléguée
Pascale Pascariello
Production déléguée
Leila Djitli
Production déléguée
Philippe Baudouin
Réalisation
Olivier Minot
Production déléguée
Rémi Dybowski Douat
Production déléguée
Sandrine Chapron
Collaboration
Valérie Borst
Production déléguée
Pauline Maucort
Production déléguée
Clémence Gross
Réalisation
Sophie Knapp
Production déléguée
Adila Bennedjaï-Zou
Production déléguée
Inès Léraud
Production déléguée
Delphine Saltel
Production déléguée
Delphine Dhilly
Production déléguée
Léa Minod
Production déléguée
Léa Veinstein
Production déléguée
Stéphanie Thomas
Production déléguée
Judith Chetrit
Production déléguée