Un brief au commissariat.
Un brief au commissariat.
Un brief au commissariat. ©Getty - Pool DEMANGE/DI SILVESTRO
Un brief au commissariat. ©Getty - Pool DEMANGE/DI SILVESTRO
Un brief au commissariat. ©Getty - Pool DEMANGE/DI SILVESTRO
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Résumé

Immersion au cœur du commissariat de Roubaix, ville la plus pauvre de France, où près de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Aujourd’hui, le commissariat accueille de nouvelles recrues, et un homme vient déposer plainte pour un véhicule incendié.

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De retour au commissariat de Roubaix, 72 boulevard de Belfort, nous y retrouvons Abdelkader Haroune, le commissaire divisionnaire que nous avons rencontré dans le deuxième épisode. Après avoir organisé une campagne de vaccination au commissariat avec l’aide d’un médecin de Roubaix, le commissaire Haroune accueille de nouvelles recrues.

C'est important pour nous que vous puissiez être ici dans de bonnes conditions et ne pas avoir de difficultés en commençant votre activité professionnelle à Roubaix, qui est une circonscription difficile.Abdelkader Haroune

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Il explique qu’à Roubaix, où plus de la moitié de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, il existe “une économie de subsistance, un économie parallèle”. Les nouveaux policiers doivent s’y préparer : par exemple, les cartes grises sont rarement renouvelées, et les amendes peu recouvrées, explique-t-il. Les policiers doivent à la fois être conscients de la condition difficile dans laquelle vivent certains Roubaisiens mais aussi de la potentielle hostilité à laquelle ils s’exposent en portant l’uniforme. Il est important, rappelle le commissaire Haroune, de ne pas se mettre en danger inutilement.

Faites d’abord attention à vous. Attention sur les prises en charge si on a simplement un refus d’obtempérer. Faites le bilan coût-avantage. Je n’ai pas envie qu’il vous arrive quoique soit.Abdelkader Haroune

Le major Franck Bovins, qui présente aux nouveaux l’unité de l'aide à l'enquête, confirme :

Roubaix, c'est particulier. C'est une machine de guerre. Vous le savez, c'est réputé. On a déjà tourné à plus de 5000 gardes à vue sur une année. On n’y est plus, aujourd’hui on tourne aux environs de 3500.Franck Bovins

Le major attire l’attention des nouvelles recrues sur les dossiers FIJAIS (Fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes). Il faut particulièrement surveiller les délinquants sexuels qui doivent venir pointer une fois par mois. “Il suffit d’un oubli pour que survienne une catastrophe.

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Parallèlement à l’accueil des nouveaux policiers, la vie au commissariat suit son cours. Au service des plaintes, une policière accueille un homme qui raconte comment on a incendié sa voiture. Atterré, il explique qu'il n'a pas d'argent pour en acheter un nouveau véhicule parce qu'il vient à peine de contracter un crédit, et qu'il n'a plus aucun moyen de se rendre au travail. Surtout qu'il est en conflit avec la mère de son fils...

Je n'ai de problèmes avec personne d'autre qu'elle. A un moment donné, je me suis posé la question, est-ce que le véhicule aurait pris feu tout seul ? Les pompiers m’ont dit que non. Alors moi, j'ai mes soupçons…

Merci aux Roubaisiens, à Cédric Leux, à Carole Etienne Procureure de la République à Lille, à Juliette Desmarescaux, à Hélène Defer du SICOP (Service d’information et de communication de la police nationale), au commissaire Abdelkader Haroune, et à tous les policiers qui nous ont accueillis. Merci aussi à Emmanuelle Lequien.

  • Reportage : Alain Lewkowicz
  • Réalisation : Anne Depelchin
  • Mixage : Bruno Mourlan

Chanson de fin : "Sonata N°1 (Allegro)" de Vladimir Cauchemar

Références

L'équipe

Jeanne Coppey
Collaboration
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Sonia Kronlund
Coordination
Anne Depelchin
Réalisation
Alain Lewkowicz
Production déléguée
Justine Callé
Stagiaire