Un groupe de gilets jaunes occupant le rond point du Raffour, près de Grenoble. 06/11/2019
Un groupe de gilets jaunes occupant le rond point du Raffour, près de Grenoble. 06/11/2019 ©Maxppp - Rolland Quadrini
Un groupe de gilets jaunes occupant le rond point du Raffour, près de Grenoble. 06/11/2019 ©Maxppp - Rolland Quadrini
Un groupe de gilets jaunes occupant le rond point du Raffour, près de Grenoble. 06/11/2019 ©Maxppp - Rolland Quadrini
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En 2019, Sophie s’est investie dans le mouvement des Gilets Jaunes, menant de front son travail de nuit, l’éducation de ses enfants et l’occupation des ronds-points. Les conséquences de son témoignage aux Pieds sur terre et son engagement l’ont amenée à reconsidérer sa vie et à s’ouvrir au monde.

En 2019, Martine Abat a rencontré Sophie lors d’un rassemblement de Gilets Jaunes à Saint-Nazaire. Elle avait laissé sa carrière de préparatrice en pharmacie pour un travail de nuit comme cariste pour pouvoir s’occuper de ses enfants la journée.

Au début du mouvement des Gilets Jaunes, Sophie ne s’y intéressait pas, tandis que son mari s’était rendu à un rassemblement à Luçon, où ils habitent. L’augmentation du prix de l’essence ne lui semblait pas être une priorité. “Avant le gazole, il y a des choses bien plus importantes à régler et à travailler : l'égalité économique, l'égalité sociale, l'égalité fiscale, la fraternité.”

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Elle participe à un premier rassemblement et se retrouve finalement dans les réflexions qui portent le mouvement.

“Il faut une refonte de la société pour réveiller les gens, pour réveiller le monde, pour que tout le monde s'élève en même temps.” Sophie

28 min

Après la diffusion de son témoignage en 2019, Sophie est invitée à se joindre à la liste sans étiquette pour les élections municipales à Luçon. Son rapport à la politique change.

“J'ai accepté tout de suite parce que, bien que je ne voulais pas rentrer dans ce système-là à l'époque, je me suis dit autant commencer localement à essayer de faire changer les choses, essayer de faire passer les idées que je voulais faire passer.” Sophie

Son engagement politique s’ajoute à son travail de nuit, réduisant le temps qu’elle pouvait consacrer à sa famille. Elle s’affirme dans toutes les sphères de sa vie et son mari ne le supporte pas.

“Je me suis émancipée politiquement, humainement, en tant que femme et même en tant que mère. Je me suis trouvée.” Sophie

“Je perdais d'un côté de l'énergie dans le mouvement, mais ça m'a apporté beaucoup de richesse intérieure. Tandis que la charge mentale, elle vous fait perdre de l'énergie, mais elle ne vous apporte rien derrière.” Sophie

27 min

Merci à Sophie, Eric et Martha.

  • Reportage : Martine Abat
  • Réalisation : Anne Depelchin

Musique de fin : La Marelle par Birds on a Wire

28 min