Sarcophage étrusque trouvé dans la tombe de Cai Cutu (Pérouse, Italie, entre le IIIe et le 1er siècle avant notre ère)
Sarcophage étrusque trouvé dans la tombe de Cai Cutu (Pérouse, Italie, entre le IIIe et le 1er siècle avant notre ère) ©Getty - DEA / V. GIANNELLA /
Sarcophage étrusque trouvé dans la tombe de Cai Cutu (Pérouse, Italie, entre le IIIe et le 1er siècle avant notre ère) ©Getty - DEA / V. GIANNELLA /
Sarcophage étrusque trouvé dans la tombe de Cai Cutu (Pérouse, Italie, entre le IIIe et le 1er siècle avant notre ère) ©Getty - DEA / V. GIANNELLA /
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Que reste-t-il des Étrusques ? Des sarcophages ornés dont les personnages sourient. Un sourire qui rend leur art si délicieux...

De la civilisation étrusque, on connaît peu de choses. Au musée de Volterra, en Toscane, on trouve la confirmation que les sculptures de Giacometti ont été inventées par les Etrusques : voyez ces statuettes d’il y a vingt-cinq ou vingt-six siècles qui ont l’air d’allumettes brûlées.

A Rome se trouve le Musée national étrusque de la Villa Giulia. Cette petite maison comprend deux étages de sculptures et de sarcophages de l’art gracieux des Etrusques, le seul art bouddhique d’Occident. Ces hommes et ces femmes à demi-allongés côte à côte, déhanchés, donnent à la mort a l’air d’un banquet lent. Et, surtout, ils sourient. Des représentations de morts en train de sourire ! La mort, la plupart du temps, appelle la gravité. Les Etrusques l’abordaient en souriant.

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L’interprétation de la mort est un arbitraire total, puisque nous ne savons rien de ce qui la suit. Elle révèle donc l’état d’esprit de ceux qui la représentent. Que nous sommes pompeux, comparés aux Etrusques ! Nous savons qu’ils permettaient aux femmes d’assister aux banquets en présence des hommes, ce qui, au même moment, n’existait pas à Rome et pas davantage en Grèce.

"Dès que j’aperçus des objets étrusques au musée de Pérouse, je fus instinctivement attiré par eux." D.H. Lawrence

La souplesse morale des Etrusques ne pouvait que passionner un écrivain comme D.H. Lawrence, qui a écrit  Promenades étrusques qui s'ouvrent s’ouvre par cette phrase magnifique, qui est en même temps un magnifique sarcasme : "Nul n’ignore que les Étrusques étaient le peuple qui occupait le centre de l’Italie au temps des premiers Romains, et que ceux-ci, toujours bons voisins, les exterminèrent jusqu’au dernier, afin d’étendre leurs conquêtes et de pouvoir écrire le nom de Rome en très gros caractères dans le plus grand espace possible ."

Cette chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la page.

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