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La mer de glace, de CD Friedrich
La mer de glace, de CD Friedrich

Aujourd’hui nous regardons une œuvre de Caspar David Friedrich intitulée "La mer de glace " encore appelée par erreur « Le naufrage de l’espérance » et réalisée en 1824 . Cette huile sur toile de 96, 7 × 126, 9 cm est aujourd’hui **conservée ** à la Kunsthalle de Hambourg.

Friedrich s’inscrit comme un des grands maîtres du paysage romantique.

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« le peintre ne doit pas seulement peindre ce qu’il voit devant lui mais aussi ce qu’il voit en lui –même » Dans cet aphorisme consigné dans un manuscrit, on comprend qu’il se reconnaît dans la définition baudelairienne du paysage comme la projection de l’âme.

Friedrich néanmoins s’inscrit dans la grande tradition picturale allemande, en oppositions aux italiens (Avec en précurseur le peintre Albrecht Altdorfer qui donne à voir une nature envahissante et expressive.)

Le sculpteur David d’Angers qui connut Friedrich a relevé la portée symbolique de la manière dont il construit ses paysages. Le regard du spectateur privé d’assise stable semble partir à la dérive et lui donne la sensation d’être suspendu dans l’espace.

C'est d’ailleurs en voyant le tableau de la « mer de glace » que David d'Angers, en visite dans l'atelier du peintre à Dresde en 1834, aurait utilisé la célèbre formule de : « tragédie du paysage » pour définir le nouveau genre qu’aurait développé Friedrich.

David d’Angers donc, notre regardeur

Extraits de** textes** :

'Carnets' David d'Angers - récit de sa visite à l'atelier de Caspar David Friedrich le 7 novembre 1834

Lettre de David d'Angers à Victor Paire, le 6 décembre 1834

Lettre de David d'Angers à sa femme Caroline, le 10 juillet 1822

Extrait de 'Neuf lettres sur la peinture de paysage' de Carl Gustav Carus, 1831

Lecture des textes : Claude Aufaure

Références

L'équipe

Jean de Loisy
Jean de Loisy
Jean de Loisy
Production
Brigitte Masson
Collaboration
Franck Lilin
Réalisation