Le Lac de Thoune et la chaîne du Stockhorn (1904) de Ferdinand Hodler
Le Lac de Thoune et la chaîne du Stockhorn (1904) de Ferdinand Hodler
Le Lac de Thoune et la chaîne du Stockhorn (1904) de Ferdinand Hodler - Collection Christoph Blocher
Le Lac de Thoune et la chaîne du Stockhorn (1904) de Ferdinand Hodler - Collection Christoph Blocher
Le Lac de Thoune et la chaîne du Stockhorn (1904) de Ferdinand Hodler - Collection Christoph Blocher
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Résumé

Peindre l'impossible... Certains artistes ont réussi l'exploit en reproduisant une nature sauvage et changeante. "Les Regardeurs" vous invitent sur leurs traces dont celles du peintre suisse Ferdinand Hodler (1853 - 1918). Un voyage haut en couleurs !

avec :

Philippe Dagen (Historien de l'art, journaliste au Monde).

En savoir plus

Invité : Philippe Dagen, commissaire de l’exposition « Hodler, Monet, Munch » au musée Marmottan Monet. Œuvre focus « Lac de Thoune et chaîne du Stockhorn » (1904), une huile sur toile de Ferdinand Hodler (1853 - 1918)

Philippe Dagen est historien de l’art, critique d’art et romancier. Il est professeur d’histoire de l’art contemporain à l’université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne et directeur de l’HiCSA (Histoire Culturelle et Sociale de l’Art). Il est également critique d’art au journal Le Monde. Il a notamment publié : Le peintre, le poète, le sauvage. Les voies du primitivisme dans l’art français, Flammarion, 1998, Le silence des peintres (Fayard, 1996 et Hazan, 2012), Picasso, Hazan, 2008 (éditions italienne Electa et américaine Monacelli Press, 2010). Il a notamment été commissaire ou conseiller scientifique pour les expositions «Vénus et Caïn, Figures de la préhistoire 1830-1930» (Musée d’Aquitaine, Bordeaux, 2003), «Felix Nussbaum 1904-1944» (Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Paris, 2010), «1917» (Centre Pompidou Metz, 2012), «Charles Ratton» (Musée du quai Branly, 2013).»

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Le Lac de Thoune et la chaîne du Stockhorn (1905) de Ferdinand Hodler
Le Lac de Thoune et la chaîne du Stockhorn (1905) de Ferdinand Hodler
- Collection Christoph Blocher

HODLER MONET MUNCH, du 15 septembre 2016 au 22 janvier 2017

Pourquoi réunir le temps d'une exposition Ferdinand Hodler, Claude Monet et Edvard Munch ? Parce que ce sont des peintres essentiels de la modernité européenne, entre impressionnisme, post-impressionnisme et symbolisme. Parce que leurs œuvres s'avancent dans le XXème siècle – jusqu'en 1918 pour Hodler, 1926 pour Monet et 1944 pour Munch- et qu'elles ont exercé une influence déterminante dans l'histoire de l'art. Mais, plus encore, parce qu'ils ont tous les trois affronté des questions de peinture en apparence insurmontables, avec la même constance et au risque d'être incompris. Comment peindre de face l'éclat éblouissant du soleil , avec de simples couleurs sur une simple toile? Comment peindre la neige ? Comment suggérer les mouvements et variations de la lumière sur l'eau ou sur le tronc d'un arbre, malgré l'immobilité de la peinture ? «J’ai repris encore des choses impossibles à faire : de l’eau avec de l’herbe qui ondule dans le fond… c’est admirable à voir, mais c’est à rendre fou de vouloir faire ça.» Ces mots sont de Monet, mais ils pourraient être ceux du peintre qui, jusqu'à sa mort, s'obstine à étudier l'horizon des Alpes depuis sa terrasse, de l'aube au crépuscule – Hodler. Ou de celui qui revient inlassablement – jusqu'à la dépression- sur les mêmes motifs colorés, une maison rouge, des marins dans la neige, le couchant – Munch. Tous trois ont mis la peinture à l'épreuve de l'impossible. Sur le site du musée Marmottan Monet

Catalogue de l’exposition coédité par le musée Marmottan Monet et les éditions Hazan. Auteur : Philippe Dagen. Scénographie de l'exposition : Anne Gratadour

Couverture du catalogue de l'exposition
Couverture du catalogue de l'exposition
- Musée Marmottan Monet - Editions Hazan

Textes lus par Gabriel Dufay

Extraits de : F.Hodler dans Firz Widmann, Erinnrung an Ferdinand Hodler, Zürich, 1918, p.55 - F.Hodler dans Loosli 1921-1924, vol IV, p.184 - Ferdinand Hodler, La mission de l’artiste, communication rédigée en français par Ferdinand Hodler et publiée pour la première fois dans La Liberté de Fribourg le 18 mars 1897 - Félix Vallotton, « à propos de Hodler », dans La Suisse et les Français, Paris, Crès 1920 - Guillaume Apollinaire dans Mort de Ferdinand Hodler , éditions Mercure de France, Paris 1er juin 1918.

Musiques extraites des albums Portrait d’un glacier (Alpes, 2 173 m) en 1998 de Lionel Marchetti et Nymphéa et Private Garden de Kaija Saariaho

Références

L'équipe

Jean de Loisy
Jean de Loisy
Jean de Loisy
Production
Sylvia Favre
Collaboration
Franck Lilin
Réalisation