Restauration au Louvre en 1994 de La Victoire de Samothrace
Restauration au Louvre en 1994 de La Victoire de Samothrace ©AFP - MATTHIEU ALEXANDRE
Restauration au Louvre en 1994 de La Victoire de Samothrace ©AFP - MATTHIEU ALEXANDRE
Restauration au Louvre en 1994 de La Victoire de Samothrace ©AFP - MATTHIEU ALEXANDRE
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Les Grecs avaient pour coutume de représenter la Victoire (Nikèen grec) par une femme ailée. C’est à Charles Champoiseau, vice-consul de France en Turquie, que l’on doit la découverte de cette statue monumentale, à Samothrace, une île de la mer Égée, en 1863.

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Il s'agit d'une sculpture grecque de l’époque hellénistique réalisée vers 220-185 av. J.-C. Réalisée en marbre, sa hauteur totale est de 5,57 m, et elle est conservée au Musée du Louvre. Il s’agit de la "Victoire de Samothrace".

Pour parler de cette statue, Jean de Loisy s'entretient avec l'artiste Rainier Lericolais et l'historien d'art Ludovic Laugier, co-commissaire de sa restauration menée en 2014.

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Notre regardeur : Charles Champoiseau

En mars 1863, Charles Champoiseau, vice-consul de France intérimaire à Andrinople - actuellement Edirne, en Turquie - et archéologue amateur, entreprend d’en fouiller les ruines avec l’ambition de trouver de beaux objets pour le musée impérial à Paris. Le 15 avril 1863, les ouvriers travaillant à l’extrémité de la terrasse qui domine le sanctuaire à l’ouest, mettent au jour différentes parties d’une grande statue féminine. Les recherches continuent pour retrouver la tête et les bras, mais en vain. En revanche, de nombreux petits fragments de draperie et de plumage sont soigneusement recueillis, et permettent à Champoiseau de suggérer à juste titre qu’il s’agit d’une représentation de Victoire. Il envoie en France la statue et les fragments, qui arrivent un an plus tard au Louvre, le 11 mai 1864.

  • Textes lus par Yann de Monterno
  • Musique diffusée : Aphrodite Child, Aegean sea