France Culture
France Culture
Publicité
Avec
  • Camille Grand Secrétaire général adjoint de l’OTAN à Bruxelles.
  • Bachar Al-Assad Président de la Syrie
  • Joseph Bahout chercheur au Carnegie Endowment à Washington DC et nouveau directeur de l'Institut Issam Farès de l'Université américaine de Beyrouth (AUB)
Joseph Bahout et Camille Grand
Joseph Bahout et Camille Grand
© Radio France

Après des mois d’atermoiements, la maison blanche a pour la première fois admis, jeudi dernier, que des armes avaient été employées en Syrie par le régime. Etrangement, c’est Ben Rhodes, un des conseillers pour la sécurité nationale, et non Obama en personne, qui a annoncé que la fameuse ligne rouge avait été franchie. Un tournant ! Un tournant qui prend forme au moment où les rebelles syriens viennent d'essuyer une défaite majeure à Qoussair, sous le coup de boutoir des aides apportées à l'armée de Bachar Al-Assad par l'Iran et le Hezbollah libanais. Un tournant qui prend forme alors que les opposants syriens risquent d’être totalement écrasés à Alep, la ville phare, désormais ciblée par les troupes gouvernementales…Un tournantqui prend forme alors que l’idée même de conférence internationale pour orchestrer une transition politique à Damas risque fort d’être compromise par un possible écrasement de la rebellion syrienne…Un tournant qui prend forme au moment où la procrastination de Washington face à la stratégie russo-iranienne en Syrie risque de déstabiliser toute la région. Alors certes, cette annonce constitue un virage, mais est-il de nature à modifier la donne de manière décisive, alors que le flou règne sur les moyens qui seront engagés et que les Russes, les Iraniens et le Hezbollah sont très impliqués? L’élection d’un réformateur, Hassan Rohani à la présidence Iranienne, sera-t-elle décisive ? La donne va-t-elle vraiment changer au moment ou la possibilité même d’une solution politique reste très incertaine...

Mais il ne sera pas question ce soir que de nouvelle donne en Iran et et Syrie, notre tour du Monde, en compagnie de Frédéric Lemaitre, correspondant du monde en Allemagne, se projette à Berlin, où 50 ans après le "Ich bin ein Berliner" de Kennedy, le discours d’Obama est fort attendu…

Publicité

L'équipe