Etudiante avec une pile de livre.
Etudiante avec une pile de livre. ©Getty - Peter Cade
Etudiante avec une pile de livre. ©Getty - Peter Cade
Etudiante avec une pile de livre. ©Getty - Peter Cade
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Malgré l’introduction de matières réflexives et humanistes en 1e année, l’évaluation finale ne sélectionne pas forcément les meilleurs soignants de demain mais souvent les candidats les plus résistants. Comment vit-on de l'intérieur cet apprentissage et organise-t-on des stratégies pour réussir ?

Maya, 18 ans, Mohamed 21 ans et Lucie 23 ans reviennent sur leur préparation au concours d’entrée ; si Lucie, par nécessité économico politique bénéficie uniquement du soutien de son compagnon et du tutorat de la fac, les deux autres ont opté pour des prépas privées, subventionnées par les parents ou une bourse d’étude.

L’objet QCM, la réforme, la distinction entre la PASS et la LAS, le bénéfice des matières humanistes, la démission de certains profs, le harcèlement des prépas, les rites d'appartenance, la notion d'élite, l’organisation quasi martiale… Sont débattus par le trio, corroborés ou non par la parole institutionnelle d’un doyen et d’une urgentiste.

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Maya se rappelle les difficultés de cette première année et les sacrifices concédés : “Je n'arrivais pas à me dire, il faut que je sorte de chez moi pour faire autre chose et décompresser, on est tellement dans cette idée de toujours travailler, que dès que l’on faisait autre chose, on culpabilisait“. Mohamed confirme l’abnégation que représente cette année, lui qui ne voyait sa copine qu’une fois par semaine : “C'était hyper important d'être discipliné, d'avoir un programme précis. On savait qu’il fallait se donner des tâches à faire toute la semaine et seulement quand on avait fini ces tâches-là, on pouvait se permettre en récompense de se voir le dimanche après-midi.” Quant à Lucie, pour mesurer le travail d’apprentissage à accomplir, elle avait imprimé tous ses cours de l’année : “ça devait faire un mètre de haut !”.

Le Pr. Philppe Ruszniewski analyse : “Il s’agit d’études difficiles, où il faut acquérir des connaissances. Et certaines, je pense déplaire en disant ça, mais je le dis très librement, par cœur”.

En écho à certains sentiments exprimés par ces trois jeunes, tels la solitude, le sacrifice ou l’illégitimité, je distille des bribes de souvenirs, tandis que l’extrait d’un blog met en perspective le classement au concours.

Un documentaire de Juliette Boutillier, réalisé par Marie-Laure Ciboulet.

Avec :

Lucie, Maya, Mohamed,

Pr Philippe Ruszniewski, doyen de l'UFR de médecine Université de Paris,

Frédérique Broisin-Doutaz urgentiste en hôpital de banlieue.

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