Réchauffement climatique, illustration conceptuelle
Réchauffement climatique, illustration conceptuelle ©Getty - MARK GARLICK/SCIENCE PHOTO LIBRARY
Réchauffement climatique, illustration conceptuelle ©Getty - MARK GARLICK/SCIENCE PHOTO LIBRARY
Réchauffement climatique, illustration conceptuelle ©Getty - MARK GARLICK/SCIENCE PHOTO LIBRARY
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Prédire l’Apocalypse, une idée folle ou tout à fait sérieuse ?

Qu’est ce que cette idée de fin du monde fait dire du monde ? Ce serait la fin du monde ou la fin d'un monde post-industriel, d’une civilisation prédatrice du vivant, espèces animales et végétales confondues. Qu’est ce la catastrophe annoncée a à nous dire ?

Depuis 50 ans des scientifiques de renom annoncent un changement climatique irrémédiable. En août 2018, la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS) affirme que nous serions à 2° d’un basculement sans précédent provoquant un effet de domino qui rendrait certaines parties de notre planète inhabitables d’ici quelques décennies… Pour le collapsologue Pablo Servigne la catastrophe est à portée de main : "L'effondrement, ça fait 40 ans qu’on dit que c’est pour les générations futures et maintenant, c’est nous les générations futures".

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Les survivalistes fraient d’un côté avec une recherche « scientifique » qui livre un message clairement alarmiste, de l’autre avec les «collapsologues», du latin lapsus - la chute – qui prédisent, rapports interdisciplinaires à l’appui, l’effondrement de la civilisation. Jean-Pierre Dupuy, philosophe et président du Comité d’Éthique et de Déontologie de l’Institut Français de Radioprotection et de Sécurité Nucléaire (IRSN) estime de son côté que : "nous sommes condamnés à l’autodestruction mais quand ? C’est inscrit dans l’avenir mais cet avenir est indéfini".

Serions-nous arrivés à l’aube de ce que Gunther Anders redoutait : «Une Apocalypse sans royaume» ? Ainsi prophétisait le Noé du philosophe : «Après demain, le déluge sera quelque chose qui aura été.  Et, quand le déluge aura été, tout ce qui est n’aura jamais existé. Quand le déluge aura emporté tout ce qui est, tout ce qui aura été, il sera trop tard pour se souvenir, car il n’y aura plus personne. Alors il n’y aura plus de différence entre les morts et ceux qui les pleurent ». (…) « Si je suis venu devant vous c’est pour inverser le temps, c’est pour pleurer aujourd’hui les morts de demain».

Comment appréhendons-nous cette fin du monde annoncée ? Jean-Pierre Dupuy, affirme que le risque de déflagration nucléaire est redevenu d’actualité : "Les premières manifestations très graves du changement climatique, ça ne va pas être la montée des océans, la sécheresse, etc, ça va être la guerre que l’anticipation de ces catastrophes va produire."

Entre pensées savantes et collectionneurs de signes annonciateurs du déluge, l’apocalypse frappe de nouveau les consciences.

Avec :

Une série documentaire de Nedjma Bouakra, réalisée par Yvon Croizier

Avec la collaboration d'Annelise Signoret

Liens

Le Continent des imprévus – Journal de bord des temps chaotiques, Paris, Les Belles Lettres, coll. "Manitoba", octobre 2015.

Version intégrale du texte de l**'**_Apocalypse_de Saint Jean l'Évangéliste illustrée par des images de la _Tapisserie de l'Apocalypse_d'Angers. A lire sur le site dédié à l’Architecture religieuse en Occident.

L’Apocalypse : jalons pour une lecture existentielle, article de Frédéric Rognon, paru dans la revue Socio-anthropologie n° 28, 2013.

Introduction de l’ouvrage dirigé par Catherine Coquio, Jean-Paul Engélibert et Raphaëlle Guidée : L’apocalypse : une imagination politique (éd. PUR, 2018).

L’irréductible optimisme des catastrophes et des apocalypses, article de Pierre Zaoui paru dans le dossier sur La fin de l’histoire, in Ecrire l’histoire, n°15, 2015.

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