Slimane Azem artiste kabyle
Slimane Azem artiste kabyle - Association Génériques
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Bien avant l’explosion du raï et les violences en Algérie, il y avait un Orient-sur-Seine à Paris.

Dans les cabarets orientaux du quartier latin, on pouvait croiser Jean Marais, Cocteau, ou François Mitterrand avant de filer dans la première boutique de disques de Barbès, qui vend toujours des chansons de l’exil aujourd’hui quand le streaming a tué tous les disquaires. 

Avec les embauches puis les déboires, les cafés kabyles deviendront des lieux pour raconter la difficulté de l’exil et la nostalgie, incarné par le fameux scopitone (l’ancêtre du clip) de Slimane Azem : "Madame, encore un verre !". 

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En 1986, deux ans après la création de SOS Racisme, le festival de Bobigny dévoile la jeune garde oranaise (Khaled, Cheb Mami, Cheba Fadela) et l’immense doyenne Cheikha Rimitti qui s’est installée en France. Six ans plus tard, le Didi de Khaled, devient un tube mondial. Pendant ce temps en Algérie, Cheb Hasni et d’autres sont menacés ou tués, et les cabarets oranais s’exportent à Paris, avec leurs lots d’embrouilles et de petites frappes. En 1998, "1,2,3 Soleils" enflamme Bercy. Khaled et Mami perdront leurs fans après des sombres histoires de violences conjugales et Faudel s’engagera aux côtés de Nicolas Sarkozy, mais le raï vit toujours à Paris, et il n’est plus joué que par des musiciens algériens. 

Tout pour la musique

Il y avait à l'époque 1 ou 2 millions d'immigrés algériens en France et tout le monde habitait à l'hôtel : une chambre, un radio-cassette et un mange-disque.

Cafés kabyles

Avant le bistrot, pour les immigrés, c'était leur salon, leur cinéma, leur théâtre, c'est là qu'ils se retrouvent, qu'ils racontent leurs misères, qu'ils ont des nouvelles du bled, le café avait un rôle énorme. 

Avec 

et les archives de l’INA.

Un documentaire d’Elodie Maillot, réalisé par Manoushak Fashahi

Liens

Site du Cabaret sauvage

Playlist de l’exposition Al-Musiqa qui s’est tenue à la Philharmonie de Paris du 6 avril au 19 août 2018

Créée en 2011 par Ali Guessoum, l’association Remembeur entend partager et célébrer les richesses d’un patrimoine culturel parfois méconnu, celui de l’immigration et de ses enfants en France.

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