Bus garés le long du Vel d’Hiv lors de la rafle de 7000 juifs  et séquestration au VEL D'HIV (vélodrome d'hiver) à Paris avant déportation à Auschwitz Birkenau
Bus garés le long du Vel d’Hiv lors de la rafle de 7000 juifs et séquestration au VEL D'HIV (vélodrome d'hiver) à Paris avant déportation à Auschwitz Birkenau
Bus garés le long du Vel d’Hiv lors de la rafle de 7000 juifs  et séquestration au VEL D'HIV (vélodrome d'hiver) à Paris avant déportation à Auschwitz Birkenau - © Mémorial de la Shoah
Bus garés le long du Vel d’Hiv lors de la rafle de 7000 juifs et séquestration au VEL D'HIV (vélodrome d'hiver) à Paris avant déportation à Auschwitz Birkenau - © Mémorial de la Shoah
Bus garés le long du Vel d’Hiv lors de la rafle de 7000 juifs et séquestration au VEL D'HIV (vélodrome d'hiver) à Paris avant déportation à Auschwitz Birkenau - © Mémorial de la Shoah
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Résumé

Le premier jour des vacances scolaires, près de 13 000 Juifs furent arrêtés à Paris et en banlieue lors d’une vaste opération de la police française. Les uns conduits à Drancy, les autres au Vel d’Hiv. Rachel Jedinak, Henri Lilensten et Annette Krajcer ont pu s’échapper et témoignent aujourd’hui.

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C’était un jeudi ensoleillé, le 16 juillet, le premier jour des vacances scolaires. Pourtant, la rafle du Vel d'Hiv avait été prévue trois jours avant. Mais l’organiser le 13 et le 14 juillet, jour de la fête nationale, ça aurait fait mauvais genre.

Alors finalement ce sera le 16 à l’aube, “on est venu nous chercher entre quatre et six heures du matin. Nous nous sommes très longtemps posé la question : pourquoi à cette heure-là ? Et nous supposions que c'est pour éviter le flot des Parisiens qui allaient travailler plus tard et qui auraient pu nous venir en aide...” s’interroge encore Rachel Jedinak.

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Pour ces arrestations, on « ne tape pas aux papiers » comme on dit dans la police. Non, André Tulard et son fichier vont permettre aux milliers d’agents capteurs d’être à la manœuvre et de faire une liste précise de toutes les personnes à arrêter.

Mais cette rafle ne devait concerner que les Juifs étrangers et apatrides, ceux qui témoignent ici, étaient pourtant bel et bien français comme se souvient Rachel Jedinak : “Ma mère essayait de dire aux autres femmes : 'On ne nous emmène pas pour travailler en Allemagne, on ne peut pas travailler avec des petits dans les bras.' Elle a eu de la prémonition et les autres mamans étaient en colère après elle. Malheureusement, c’est bien ma mère qui a eu raison.

Avec :

Rachel Jedinak, Henri Lilensten et Annette Krajcer, trois rescapés de la Rafle.

En collaboration avec Karen Taieb et Lior Smadja du Mémorial de la Shoah.

Un documentaire d’Alain Lewkowicz, réalisé par Séverine Cassar.

À lire aussi : La rafle du Vel d'Hiv et la faute de la France : l'histoire sinueuse d'une reconnaissance

Bibliographie

Liens

Illustrations sonores

  • Lasry Teddy : Kaddish pour benjamin
  • Park Jiha : Nightfall dancer
  • Antongirolami Gianpaolo : Fratres
  • Krakauer David : MS N C
  • Colombo Pia : Rue des Rosiers
  • Chauveau Sylvain : Nuage III
  • Paavo Jarvi : Darf Irch
  • Falkovitch Sofia : Meyerke Mayn Suhn