Au Café de la Paix de Commercy, chez Kader Badaoui
Au Café de la Paix de Commercy, chez Kader Badaoui
Au Café de la Paix de Commercy, chez Kader Badaoui ©Radio France - Amélie Perrot
Au Café de la Paix de Commercy, chez Kader Badaoui ©Radio France - Amélie Perrot
Au Café de la Paix de Commercy, chez Kader Badaoui ©Radio France - Amélie Perrot
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Résumé

Commercy, Meuse, 6000 habitants, à l’entrée du parc régional de Lorraine : « allée 143, 237 vert, trois colis » (Franck Cotentin)

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"Ça Meuse ! ", ça veut dire qu’il fait le temps de la Meuse. Franck Cotentin

Jusqu’aux années 1980, l’entreprise de métallurgie TréfilUnion employait ici, à Commercy, presque 2000 personnes. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une soixantaine.

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C’est TréfilUnion qui a fait venir du Maroc le père de Kader, le patron du Café de la paix où nous sommes installés. Nous y rencontrons Franck, ancien légionnaire qui travaille sur la zone lourde d’une base Intermarché ; Patrice, pompier volontaire et ouvrier dans une usine de produits chimiques ; Karine, aide-soignante à l’hôpital de Commercy.  « Au-dessus de la Meuse, les corbeaux volent sur le dos : c’est pour ne pas voir la misère qu’il y a en-dessous », nous a-t-on dit le jour de notre arrivée. 

Je ne suis plus syndiquée. J’ai démissionné parce que, face au mouvement des gilets jaunes, je trouve que les syndicats auraient pu bouger. C’était un mouvement à prendre, où tout le monde aurait dû s’allier et pas essayer de faire sa sauce chacun de son côté. Aurélie Dorland

Il y a un an, la mobilisation des gilets jaunes était ici particulièrement forte : le 17 novembre, la ville était entièrement bloquée ; quelques mois plus tard, « l’appel de Commercy » réunissait dans la ville la première « Assemblée des Assemblées » des gilets jaunes. Dix mois plus tard, ils ne sont plus qu’une quinzaine lors des trois assemblées générales hebdomadaires. 

Ce que le mouvement des gilets jaunes a apporté de plus important pour moi, c’est surtout réapprendre aux gens à se parler, à communiquer, à créer des liens et à se rendre compte qu’on était pas forcément seul chez soi. Aurélie Dorland

Et au café, on s’interroge : manifester sert-il encore à quelque chose ? Pourquoi lutter quand ici tant de combats ouvriers et syndicaux ont par le passé été perdus ? 

Ont participé à cette émission : Kader Badaoui ; Karine ; Franck Cotentin ; Aurélie Dorland ; Gérard Lando ; Patrice ; Ida Ruderale, habitant.e.s de Commercy

Une série documentaire d’Adrien Chevrier et Amélie Perrot, réalisée par Gaël Gillon

 Entrée de l’usine TréfilUnion, à Commercy
Entrée de l’usine TréfilUnion, à Commercy
© Radio France - Adrien Chevrier

Bibliographie

Liens

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Références

L'équipe

Perrine Kervran
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Production
Gaël Gillon
Réalisation
Amélie Perrot
Production déléguée
Annelise Signoret
Collaboration
Adrien Chevrier
Production déléguée
Maryvonne Abolivier
Collaboration
Mathias Mégy
Collaboration