Silhouette d’un hibou dans la nuit.
Silhouette d’un hibou dans la nuit.
Silhouette d’un hibou dans la nuit. - Arterra
Silhouette d’un hibou dans la nuit. - Arterra
Silhouette d’un hibou dans la nuit. - Arterra
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Résumé

Alors que l’épaisseur de la nuit monte, quelque chose se tait, se retire, se dessine et d’étranges bruits environnant se révèlent à nouveau le long des rivières, au fond des grottes, en forêt, en montagne...certains sont familiers, d’autres étranges.

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Quelque chose se cache, se niche, se terre dans l’obscurité. Depuis l’adolescence, Julien Vergne imite les rapaces nocturnes qu’il sait reconnaître à l’oreille : “J’ai appris en me baladant dans la nature et notamment la nuit quand j'étais adolescent. J’adorais les balades nocturnes ou passer la nuit dans des arbres à écouter tous les sons qu'il y avait. Il y a plein de sons que j'entendais, mais je ne voyais pas de quel animal il s’agissait. Puis j’ai réussi à en apercevoir, j’ai regardé des reportages et écouté des CD de sons d’animaux, j'ai pu alors mettre un nom sur les sons que j'entendais régulièrement”.

Chaque année, en début d’été, il effectue ainsi à la voix une repasse pour compter les chouettes chevêches et autres hiboux petits duc autour du mas d’Azil, des animaux qu’il connaît par cœur et qu’il raconte : “Ce qui frappe les gens avec la chouette chevêche ce sont ses yeux jaunes très perçants. On l’appelle la chevêche d'Athéna, parce que c’était la chouette d’Athéna, déesse de la sagesse et de la guerre, c'est d’ailleurs la plus ancienne représentation qu'on a de cet animal. Et certains disent que cette chouette-là est aussi dotée d'une certaine sagesse, notamment par rapport à son regard qui nous scanne, qui lit dans nos pensées. On a l'impression qu'elle nous dévisage et qu'elle nous juge, c'est un peu impressionnant”.

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Et il y a cette grotte, dans laquelle se niche une longue histoire nocturne animale et dans laquelle nous embarque Laurent Bruxelles, karstologue et géoarchéologue : “O_n est dans la grotte du Mas d'Azil, on vient de monter dans ses parties hautes, on s'est éloigné de la rivière - qui fait un bruit qu'on entend au loin - et là on part petit à petit dans ses zones les plus profondes. On va rentrer dans le cœur de la montagne et tout va changer. Maintenant, on va être dans le noir absolu. Plus aucun bruit. Autant ici, on sent encore les variations du climat, on sent la température, mais on va passer un sas que les hommes préhistoriques utilisaient parce que, justement, il faisait meilleur dans cette partie de la grotte. Et aujourd'hui, les chauves-souris y sont aussi parce qu'elles bénéficient de ce climat._”

Un documentaire d’Aline Pénitot, réalisé par Anne Depelchin.

Avec :

Florine Fevre, accompagnatrice en montagne, Vallée du Couserans

Delphine Rabier, historienne de l’art, médiéviste,

Julien Vergne, ornithologue, Ana-Cen Ariège

Loïc Hardouin, enseignant à l’Institut supérieur de l’environnement,

Laurent Bruxelles, karstologue et géoarchéologue,

Simon Potier, fauconier et chercheur en écologie sensorielle,

Fabrice Bertile, biologiste, Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien

Illustrations sonores

Clément Janinet - Blues

Naissam Jallal - Le chant des nuages

Naissam Jallal - Songe

Naissam Jallal - Al Maadiay

Clément Janinet - Ciel

Trio Joubran - Mirage

Jasser Haj Joussef - Solo molo

Didier Malherbe - L'empreinte du vent

Clément Janinet - Seconde meditation

Clément Janinet - Metche new

Liens

Références

L'équipe

Perrine Kervran
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Production
Aline Pénitot
Production
Annelise Signoret
Collaboration
Anne Depelchin
Réalisation
Maryvonne Abolivier
Collaboration
Anahi Morales
Collaboration