Déportés juifs dans le camp de transit de Drancy après être passés par le Vel d'Hiv. Leur dernière étape avant les camps de concentration allemands (1942)
Déportés juifs dans le camp de transit de Drancy après être passés par le Vel d'Hiv. Leur dernière étape avant les camps de concentration allemands (1942)
Déportés juifs dans le camp de transit de Drancy après être passés par le Vel d'Hiv. Leur dernière étape avant les camps de concentration allemands (1942) ©AFP - AFP
Déportés juifs dans le camp de transit de Drancy après être passés par le Vel d'Hiv. Leur dernière étape avant les camps de concentration allemands (1942) ©AFP - AFP
Déportés juifs dans le camp de transit de Drancy après être passés par le Vel d'Hiv. Leur dernière étape avant les camps de concentration allemands (1942) ©AFP - AFP
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Résumé

Sur les 13 000 Juifs arrêtés les 16 et 17 juillet 1942, peu ont survécu aux camps du Loiret et à la déportation. Rachel Jedinak, Henri Lilensten et Annette Krajcer, trois rescapés de la rafle du Vel d’Hiv racontent comment ils ont finalement survécu au cataclysme jusqu’à la fin de la guerre.

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Henri Lilensten, Rachel Jedinak et Annette Krajcer font partie des rares survivants de cette rafle et dont le destin ne s’est pas arrêté dans les antichambres de la mort du Vel d’Hiv, de Drancy et des camps du Loiret. Aujourd’hui ils témoignent.

Rachel Jedinak raconte la dernière fois qu’elle a vu sa mère qui avait été emmenée du Vel d’Hiv à Drancy avant de rejoindre les camps de la mort : “Nous sommes allées, ma sœur et moi, à trois reprises à Drancy en autocar et j'en garde vraiment des souvenirs très forts parce que les internés montaient tout en haut des quatre étages pour essayer d'apercevoir ceux qui venaient les voir.” Elle raconte comment ne pouvant voir sa mère, elle se mit à pleurer : “Un monsieur me tape sur l'épaule et me dit ‘Pourquoi pleures-tu ?’ Il avait une paire de jumelles qu'il m'a prêté et j'ai pu voir le visage de ma mère une dernière fois de loin, qui nous a aperçues et qui a fait un geste pour nous dire : ‘Partez’, parce que les gendarmes nous pourchassaient tout autour du camp, nous étions constamment en danger”.

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Annette Krajcer raconte ses derniers instants avec sa mère alors qu’elle sait qu’elle partira dans le convoi du lendemain matin : “J'ai passé la nuit blottie contre ma mère, je voulais arrêter le temps, ça a été épouvantable. Maman, toujours très tendre, me consolait. Et puis le lendemain, le gendarme est venu avec sa liste et les femmes qui avaient été appelées, c'est-à-dire la quasi-totalité. Les mères sont sorties de la baraque absolument effondrées, les gosses agrippés à leur robe. Les gendarmes devaient les mettre deux par deux, j'étais tellement dans une bulle de souffrance que je n'ai pas vu de brutalité comme on a pu le décrire.

Avec :

Rachel Jedinak, Henri Lilensten et Annette Krajcer.

Un documentaire d’Alain Lewkowicz, réalisé par Séverine Cassar.

Bibliographie

Liens

Illustrations sonores

  • Falkovitch Sofia : Kaddish
  • Jarvi Paavo : Darf Ich
  • Frost Martin : Nature Boy
  • Wieder Atherton Sonia / Hovora Daria : Kaddish
  • Krakauer David : Esquisses Hebraiques Op 12
  • Yom The Wonder Rabbis : The Wonder Rabbis
  • Krakauer David Tagg Kathleen : Parzial
  • Krakauer David : Esquisses Hebraiques
  • Chauveau Sylvain : Nuage III
  • Krakauer David : MS NC