Les vertiges de l'esthétique psychédélique ©Getty - Yaroslav Kushta
Les vertiges de l'esthétique psychédélique ©Getty - Yaroslav Kushta
Les vertiges de l'esthétique psychédélique ©Getty - Yaroslav Kushta
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Résumé

Dans les années 1960, le vertige s’installe dans les yeux : il conquiert progressivement le graphisme, la presse et la bande dessinée, se déploie dans le travail sur la lumière lors de light-shows accompagnant les concerts, dans la mode colorée qui brouille les codes du masculin et du féminin.

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"Vert. L’ai-je vu ? Trop fugitivement vu ? Je sais qu’il va y avoir du vert, qu’il y a une poussée de vert, qu’il y a du vert qui tend frénétiquement vers l’existence, un vert on ne peut plus vert" Henri Michaux, Misérable Miracle

Comment cette conquête s’est-elle faite ? Comment ceux qui en ont été les artisans l’ont-ils vécue ? Comment ces recherches artistiques ont-t-elles évolué avec la consommation de masse ? Jean-Jacques Lebel se souvient “Dans les années 60 déjà, nous étions engagés dans un mouvement complètement international qui s’appelait le mouvement des happenings, c’est-à-dire le mouvement de ceux et celles qui essayaient de faire que l’œuvre d’art, l’image, ne soit pas à 2 ou 3 dimensions mais à 4 dimensions, c’est que le tableau sorte de la toile et entre dans la vie”.

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Le collectif Mandala, pionnier du light-show en France, puise ses références chez les symbolistes, les surréalistes et dans la spiritualité orientale, tandis que les affichistes de San-Francisco revisitent l’Art nouveau… Il s’agit pour chacun de casser les codes et d’embrasser une expérience quotidienne qui les transforme en explorateurs. D’ailleurs Elise Grandgeorge relativise au sujet du LSD et raconte qu’“À Sainte-Anne, un protocole a été mené par un jeune médecin qui s’appelle René Robert qui va réunir 27 artistes et leur faire réaliser des œuvres d’art sous Psilocybine. Ils se rendent compte que les œuvres réalisées ne donnent pas à voir les hallucinations. Ils ne pouvaient pas dessiner !

Avec :

  • Elise Grandgeorge, historienne de l’Art
  • Jean-Claude Bailly, éditeur, pionnier du light-show en France
  • Stéphane Schouflikir, libraire galeriste
  • Philippe Thieyre, journaliste et auteur de nombreux ouvrages sur le psychédélisme
  • Jean-Jacques Lebel, artiste
  • Gilbert Shelton, auteur de bande-dessinée
  • Aymon de Lestrange, collectionneur, éditeur
  • Jaïs Elalouf, collectionneur
  • Renée Taponier, couturière, conservatrice du musée Pierre Cardin

Une série documentaire de Marie Chartron, réalisée par Diphy Mariani

Ce documentaire a été diffusé pour la première fois le 17/9/19

Bibliographie

  • Henri Michaux, Misérable miracle, éditions du Rocher, 1956
  • Les années Actuel , Le mot et le reste, 2010 Perrine Kervran, Anaïs Kien
  • Philippe Thieyre, Les années psychédéliques, Desinge et Hugo et Cie, 2011
  • Philippe Thieyre, Psychedelic Vinyls 1965-1973, Stephane Baches, 2010

Liens

  • Article de l’historienne de l’art Elise Grandgeorge : L’art psychédélique : une invention du discours psychiatrique ? HISTOIRE DE L’ART N°76 2015/1
Références

L'équipe

Perrine Kervran
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Production
Anahi Morales
Collaboration
Maryvonne Abolivier
Collaboration
Marie Chartron
Production déléguée
Annelise Signoret
Collaboration
Diphy Mariani
Réalisation