Grenouilles arboricoles aux yeux rouges (Agalychnis callidryas) perchées sur un héliconia dans la forêt tropicale du Costa Rica pendant la nuit.
Grenouilles arboricoles aux yeux rouges (Agalychnis callidryas) perchées sur un héliconia dans la forêt tropicale du Costa Rica pendant la nuit.
Grenouilles arboricoles aux yeux rouges (Agalychnis callidryas) perchées sur un héliconia dans la forêt tropicale du Costa Rica pendant la nuit. - Kryssia Campos
Grenouilles arboricoles aux yeux rouges (Agalychnis callidryas) perchées sur un héliconia dans la forêt tropicale du Costa Rica pendant la nuit. - Kryssia Campos
Grenouilles arboricoles aux yeux rouges (Agalychnis callidryas) perchées sur un héliconia dans la forêt tropicale du Costa Rica pendant la nuit. - Kryssia Campos
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Résumé

Sous les tropiques, le crépuscule dure un bref instant et très rapidement les forêts se gorgent des sons d’animaux qui atteignent parfois un volume si important qu’il est difficile de dormir si l’on n’est pas habitué.

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Nous allons entendre que la densité animale des nuits tropicales semble avoir posé à ces explorateurs bio-acousticiens, naturalistes ou musiciens un grand nombre de questions. Est-ce que les animaux s’entendent ? Est-ce qu'ils partagent l'espace sonore ? Est-ce qu'ils partagent le temps de la nuit ? Est-ce qu'ils fabriquent cette harmonie qui semble évidente à leur écoute ? Est-ce qu'ils ont des stratégies de groupe pour prendre place ? Est-ce que nos questions sont anthropocentrées ?

Pour le bio-acousticien Jérôme Sueur ce qui est certain, c’est “que l'on peut suivre la biodiversité, l'analyser, la comprendre, tout simplement en l'enregistrant et en l'écoutant”, pour lui, cette ressource sonore est essentielle : “La diversité que l'on connaît en forêt tropicale, la diversité des formes, des couleurs, on la retrouve dans son acoustique”, son objectif est “de suivre le paysage et l'environnement sonore de la forêt sur le long terme, pendant une quinzaine d'années. L'idée est d'essayer de voir s’il y a un changement dans ces paysages sonores, notamment dans leur rythme annuel, dans leur saisonnalité, et ce, en fonction des changements qui peuvent arriver, notamment les changements liés au réchauffement climatique“. Il précise que dans ce travail acoustique “On ne cherche pas à faire du beau. On cherche à avoir des informations”.

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13 min

Pour le compositeur et ornithologue Bernard Fort, la démarche est différente, l’importance n’est pas de reconnaître les animaux qu’il enregistre : “Les insectes, je les prends comme des objets sonores, pour moi, ce sont des objets anonymes. Écouter ces sons comme des objets, c'est une posture acousmatique, c’est l'idée de prendre un son et de le considérer comme un son et avoir une lecture, une écoute de ce son très abstraites“. Son projet, est, comme il l’explique de reconstituer un paysage sonore pour donner à entendre son identité : “L'idée, c'est de prélever quelque chose de réel et de l'amener à l'écoute de l'autre. Et comment je vais m'y prendre ? Je vais reconstruire un paysage à partir d'éléments que je vais repérer et que je vais compter, que je vais identifier dans ce qui m'entoure“.

Un documentaire d’Aline Pénitot.

Avec :

Bernard Fort, compositeur et ornithologue,

Jérôme Sueur, bioacousticien,

Thomas Tilly, compositeur de musique expérimentale,

Antoine Fouquet, biologiste,

Thierry Aubin, bioacousticien.

Illustrations sonores

Bernard Fort - Paysages sonores du Mexique

Thomas Tilly - Codex Amphibia

Thomas Tilly - Strip Géométrry

Liens

Références

L'équipe

Perrine Kervran
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Production
Aline Pénitot
Production
Annelise Signoret
Collaboration
Anne Depelchin
Réalisation
Maryvonne Abolivier
Collaboration
Anahi Morales
Collaboration