Image de la bactérie Yersinia pestis
Image de la bactérie Yersinia pestis ©Getty - Callista Images
Image de la bactérie Yersinia pestis ©Getty - Callista Images
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La peste est aussi une grande aventure biologique et génétique, à commencer par celle de l’identification du bacille par Alexandre yersin.

Alors au Moyen Age on ne disait pas peste, on parlait d’épidémie, de grande mortalité, de pestilence, de maladie des bosses, mais du coup on ne parlait pas forcément de la peste, ça pouvait être une épidémie mortelle parmi d'autres...

Le paléo-généticien, Ludovic Orlando explique que de fait, le doute subsistait : “Quand des historiens de l'époque rapportaient une pestilence, un mal pestilentiel, il voulait peut-être dire par là autre chose que la peste. Cela aurait pu être une variole, une peste, ou que sais-je encore ? Donc, il y a toujours eu ce mystère que de savoir : s'agissait-il en fait d'une peste quand on parlait de la peste noire ?

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C’est Alexandre Yersin, qui a identifié le bacille au milieu du XIXe siècle et qui lui a donné son nom, Yersina Pestis. Il écrit à ce sujet : “Au premier coup d'œil, je reconnais une véritable purée de microbes, tous semblables, ce sont de très petits bâtonnets trapus à extrémités arrondies. Il y a beaucoup de chances pour que mon microbe soit celui de la peste. Mais je n'ai pas encore le droit de l'affirmer”.

« Alexandre Yersin (1863-1943) devant sa paillote à Hong Kong, lors de sa découverte du bacille de la peste en 1894. » Institut Pasteur.

Mais alors quand est ce qu'on a su que la peste était bien la peste ? Quand est-ce qu’on a pu identifier ce bacille, le baptiser et ensuite en retrouver la trace dans des cimetières du 14e siècle ? Et puis quand est ce qu'on a pu comprendre que la peste était bien plus ancienne que ce qu'on pensait ?  Bref qu'est ce qui nous reste à apprendre ?

Et si la peste avait laissé son empreinte dans notre patrimoine génétique ?

Un documentaire de Perrine Kervran, réalisé par Anne Perez.

Avec :

Ludovic Orlando, docteur en paléogénétique, directeur de recherche au CNRS, et dirige le centre d’anthropologie et de génomique de Toulouse à l’université Paul-Sabatier.

Etienne Patin, biologiste, chargé du programme mortui pour l’institut pasteur

Maxime Schwartz, biologiste moléculaire, il a été directeur général de l’Institut Pasteur de 1988 à 1999.

Michel Signoli, archéo-anthropologue, directeur de l’UMR en Anthropologie bio-culturelle, droit, éthique et santé de l’Université d’Aix-Marseille.