Région de Nuria au Bangladesh, Chariatpur : l'érosion gagne du terrain partout
Région de Nuria au Bangladesh, Chariatpur : l'érosion gagne du terrain partout
Région de Nuria au Bangladesh, Chariatpur : l'érosion gagne du terrain partout ©Radio France - Lydia Ben Ytzhak
Région de Nuria au Bangladesh, Chariatpur : l'érosion gagne du terrain partout ©Radio France - Lydia Ben Ytzhak
Région de Nuria au Bangladesh, Chariatpur : l'érosion gagne du terrain partout ©Radio France - Lydia Ben Ytzhak
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Résumé

Si la montée des eaux inquiète les îles du Pacifique, l'Asie, les Maldives, ou l'Ile de Sein, c'est au Bangladesh que la situation est déjà catastrophique : Plaine surpeuplée sujette aux inondations, le pays subit de plein fouet les conséquences du changement climatique.

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Première diffusion : 26 novembre 2018

En général la mousson inonde chaque année 20 à 30 % du Bangladesh mais dans les cas extrêmes, comme en 1998, 75 % du pays était sous l’eau. Avec  les bouleversements climatiques, une sorte de nouvelle  saison apparaît, une pré-mousson qui démarre début juillet.

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Pour survivre, il va devoir s’adapter. C’est en effet l’un des pays au monde le plus fortement – et surtout le plus rapidement – affectés par les effets du réchauffement de l’atmosphère. Il y a tout d’abord un risque croissant d’inondations en provenance du Nord. Avec l’élévation des températures, la glace des sommets de l’Himalaya va fondre de plus en plus et l’eau de ruissellement va se jeter dans l’immense delta que forme le Bangladesh. Même si, jusqu’ici, l’intensification de la déforestation n’a pas posé de problèmes majeurs, une grande partie de l’eau qui était retenue par les arbres va dorénavant s’ajouter aux pluies des moussons et aux crues cycliques. C'est l''un des pays les plus bas, proche du niveau de la mer.

En moyenne chaque année, 90 millions de Bangladais sont impactés par la montée des eaux. 20 millions  sont carrément inondés. 15 millions d’entre eux émigrent temporairement et 5 millions survivent dans les zones inondées. 

Comment les habitants se préparent-ils à voir le niveau de l'eau monter, les inondations, la réduction du territoire ? Comment peut-on mesurer cette montée? De quelle manière les pouvoirs publics anticipent-ils ces modifications ? Dans une région du monde déjà habituée aux périodes de moussons, apprend-t-on réellement à vivre au milieu des inondations ? Les habitants du Bangladesh seront-ils les premiers réfugiés climatiques du monde ? Les Etats-Unis produisent 22 % des émissions de CO2 et pourtant c’est le Bangladesh qui va le plus souffrir de l’effet de serre et des changements climatiques. Si la montée des eaux correspond bien aux quelque 88 ou 89 centimètres prédits par divers modèles, environ 20 % du territoire du Bangladesh s’enfoncerait sous l’eau et plus de 20 millions d’habitants devraient être déplacés. Sachant que ce pays a la plus forte densité démographique de la planète, il se trouverait alors dans une situation critique.

La construction d’un pont sur le fleuve Padma a provoqué de tels dégâts en creusant le fond de la rivière que le courant s’est inversé par endroits et que l'érosion a fait disparaître une ville entière,  totalement engloutie.

Avec 

  • Shiuly Hoque, Sadia Afrozo Sultana, de l'ONG The Swallows
  • Sukanta Sen, de l'ONG Barcik
  • Tazammal Haque, Shahiraj Hossain et Shamim Hossain de Unnayan Shahojogy Team UST
  • Rezaur Rahman, professeur à l'Institut de recherche sur l'eau et sur la gestion des inondations et l'ingénieur Abul Basher
  • Ijaz Hossain, professeur en ingéniérie et technologie à l'Université  du Bangladesh
  • Fari Amou, étudiante,
  • Manugozaman Munshi, Membre de comité d'Union de Tchor Atra
  • Alan Hossain et son tricycle

Merci aux familles de pêcheurs : Ripon Mizi ; Shahara Begum ; Moni et Makala ; Rozina, Chiprasaha ; Anovnara de Pantchgao ; Aimé Kalam l'ancien combattant ; Moyna ; Nazma ; Ashikul Hoque ; Anisa ; Kader ; Farid ; Justine ; Tamime ; Lemon ; Adiba de Mulfan Ganz.

Extrait de l'oeuvre : Six saisons (1971), de Nilufar Jahan, artiste plasticienne

Traductions : Zihad Azad et Babli ; Voix : Olivier Martinaud et Frédéric Cerdal ; un clin d’œil à Christine Diger ; Prise de son : Romain Luquiens ; Mixage : Stéphane Desmons

Un documentaire de Lydia Ben Ytzhak, réalisé par Doria Zénine

Bibliographie 

Liens

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Partenariat

LSD, La série documentaire est en partenariat avec Tënk, la plateforme du documentaire d’auteur, qui vous permet de visionner jusqu'au 22/06/20 le film "Retour à Genoa" de Benoît Grimalt   (29min, 2017) 

Références

L'équipe

Perrine Kervran
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Production
Doria Zénine
Réalisation
Lydia Ben Ytzhak
Production déléguée
Annelise Signoret
Collaboration
Maryvonne Abolivier
Collaboration
Mathias Mégy
Collaboration