Une sourie blanche dans un labyrinthe.
Une sourie blanche dans un labyrinthe.
Une sourie blanche dans un labyrinthe. ©Getty - Tetra Images
Une sourie blanche dans un labyrinthe. ©Getty - Tetra Images
Une sourie blanche dans un labyrinthe. ©Getty - Tetra Images
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Résumé

La rencontre avec l’autre vivant n’est possible que si nous sommes en capacité d’appréhender ce que nous appelons l’intelligence animale.

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Pour définir l’intelligence on pourrait dire que c'est l'ensemble des processus retrouvés dans des systèmes, plus ou moins complexes, qui permettent de comprendre, d'apprendre ou de s'adapter à des situations nouvelles. Mais est-ce que tous les chercheurs sont d’accord sur cette définition ?

Bruno David, propose : “La définition de l'intelligence, je pense que j'aurais tendance à la réserver à des animaux dotés d'un système nerveux central qui leur permet de faire face à des situations un peu bizarres. Ça sert à se tirer d'embarras quand on est dans une situation critique. Ça sert à communiquer, à se nourrir, à se reproduire, à s'échapper, à vivre, tout simplement.” Ludovic Dickel, lui, pour parler d’intelligence animale tient à souligner la différence avec la connaissance : “L'intelligence est quelque chose qui se mesure et ça diffère de la cognition, qui est quelque chose qui, par définition, ne se mesure pas. C'est la façon dont l'animal se représente, son environnement, quelle image il a de lui. Ça, c'est quelque chose qu'on ne peut pas mettre sur un double décimètre”.

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Le philosophe Etienne Bimbenet explique de son côté : “L'intelligence, on s'en donne en général en éthologie, une définition assez simple, c'est la capacité de résoudre des problèmes. En disant cela, on démystifie cette idée un peu lourdement métaphysique que l’être humain serait le seul intelligent et qui faisait voisiner l'intelligence du côté de la raison, de la pensée. Ce n'est pas du tout le cas, l'intelligence, c'est une intelligence pratique, c'est une résolution de problème et donc elle est d'abord animale avant d'être humaine.

Nous tentons aussi de comprendre pourquoi et comment l’évolution chez les vivants aboutit au développement de ce que nous appelons « intelligence ». Nous abordons également les différents types d’intelligence.

Puis, nous sommes avec des animaux réputés comme intelligents, les céphalopodes. Auprès d’éthologues qui étudient le comportement des seiches, nous appréhendons ce qui peut se cacher derrière ce terme d’intelligence comme les émotions, ou la capacité à se projeter dans le temps…

Enfin, nous voyons comment ce terme est appliqué au monde végétal avec, entre autres, Catherine Lenne qui explique : “On pourrait parler d'intelligence des plantes, mais c’est un terme qui me gêne, car on est plutôt face à une intelligence diffuse, à une capacité, une sensibilité diffuse dans tout le corps de la plante. Toutes les cellules vivantes d'une plante sont capables de percevoir et de répondre, c’est pourquoi je préfère parler d'une sensibilité diffuse et d'une capacité de réponse intégrée”.

Un documentaire de Franck Bessière, réalisé par Anne Fleury.

Avec :

Christelle Jozet-Alves, chercheuse au laboratoire d'éthologie animale et humaine de Rennes,

Bruno David, naturaliste, spécialisé en paléontologie et en sciences de l’évolution et de la biodiversité, président du Muséum national d'histoire naturelle,

Michel Kreutzer, éthologue, professeur émérite de l'université Paris-Nanterre,

Ludovic Dickel, chercheuse au laboratoire d'éthologie animale et humaine de Rennes,

Etienne Bimbenet, philosophe et professeur de Philosophie contemporaine à l'Université de Bordeaux-Montaigne

Yves Christen, biologiste et journaliste scientifique,

Anne-Sophie Darmaillacq,

Catherine Lenne, enseignante chercheuse en biologie végétale à l'université Clermont-Auvergne de Clermont-Ferrand

Frederick Garcia, directeur de recherche Inrae, ingénieur automaticien et chercheur en intelligence artificielle,

Audrey Dussutour, biologiste, chargée de recherche au CNRS,

Gilles Boeuf, biologiste français spécialiste en physionomie environnementale, biodiversité et expert en océanologie,

Alain Prochiantz, chercheur en neurobiologie et professeur au Collège de France,

Antoine Balzeau, paléoanthropologue.

Bibliographie

Liens

Partenariat

LSD, La série documentaire est en partenariat avec Tënk , la plateforme du documentaire d’auteur, qui vous permet de visionner jusqu'au 10/4/2022 le film de Tessa Joosse - Plastic and glass - (9' - 2009)

Références

L'équipe

Perrine Kervran
Perrine Kervran
Perrine Kervran
Production
Franck Bessière
Production
Annelise Signoret
Collaboration
Maryvonne Abolivier
Collaboration
Anne Fleury
Réalisation
Anahi Morales
Collaboration