Le mur des Justes, allée des Justes à Paris, avec les noms des Justes parmi les nations françaises.
Le mur des Justes, allée des Justes à Paris, avec les noms des Justes parmi les nations françaises.
Le mur des Justes, allée des Justes à Paris, avec les noms des Justes parmi les nations françaises. - Wikimédia commons
Le mur des Justes, allée des Justes à Paris, avec les noms des Justes parmi les nations françaises. - Wikimédia commons
Le mur des Justes, allée des Justes à Paris, avec les noms des Justes parmi les nations françaises. - Wikimédia commons
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Résumé

Les Allemands réclamaient l’arrestation de 22 000 Juifs. Or, au soir du 17 juillet lorsque s’achève la rafle, « seuls » 13 000 d’entre eux ont été capturés. Historiens et témoins de la rafle nous racontent les raisons de cet « échec » au temps d’un régime où plusieurs France cohabitent.

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Les Allemands avaient pourtant été clairs. 22 000 Juifs devaient être arrêtés lors de cette rafle des 16 et 17 juillet 1942. Pourtant près de 10 000 manquèrent à l’appel. Et si un faisceau de facteurs explique que 75% des juifs de France survécurent en effet au cataclysme organisé par Vichy, deux choses sont désormais indiscutables : en France, tout le monde n’a pas été juste et non, Pétain n’a pas sauvé les Juifs.

Une véritable énigme à la française qu’analyse Olivier Wieviorka : “ Un antiracisme, des motifs chrétiens qui jouent sur l'idée qu'il faut aider son prochain, la persécution qui est quelque chose d'abominable : tout cela, bout à bout, fait que toute une partie de la population française va effectivement s'employer à aider les Juifs. C'est un mouvement qui est spontané. Ce qui veut dire aussi que la résistance organisée, qu'elle fut extérieure ou intérieure, ne s'est absolument pas mobilisée dans ce sauvetage. C'est véritablement des initiatives parsemées qui ont facilité ce sauvetage des juifs. Les Juifs eux-mêmes y participent parce qu'on a tendance, au fond, à infantiliser les Juifs et à en faire des individus passifs dont la survie ne dépendrait que de l'extérieur. Mais, ce sont eux aussi qui, souvent, ont pris leur destin en main et ont déployé un certain nombre de stratégies et qui sont aussi, à bien des égards, les premiers responsables de leur survie. ” et Julien Blanc : " Il y a de l'antisémitisme dans la société française, il y en a avant la guerre et elle flambe pendant l'occupation, ça ne fait aucun doute. Mais il y a aussi en France, une tradition républicaine, entre autres portée par des instituteurs, des directeurs d'école. Il y a une tradition d'humanisme chrétien aussi, qui protège, qui cache. Les deux ne vont pas l'un sans l'autre. Je crois que ça cohabite.”

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Avec :

Rachel Jedinak, Françoise Mandelbaum, Jacques Semelin, Olivier Wieviorka, Serge Klarsfeld et à Julien Blanc.

Et avec l’aide de Karen Taieb et Lior Smadja du Mémorial de la Shoah

Un documentaire d’Alain Lewkowicz, réalisé par Séverine Cassar.

Bibliographie

Liens

Illustrations sonores

  • Chauveau Sylvain : Nuage III
  • Park Jiha : Nightfall dancer
  • Frost Martin : Nature Boy
  • Benedek Tamas : Fratres
  • Antongirolami Gianpaolo : Fratres
  • Yom And The Wonder Rabbis : Saving The World Is Easy
  • Brandwein Naftule : Der Heiser
  • Krakauer David Tagg Kathleen : Parzial
  • Toussaint Andre : Mi Yiddishe Mama
  • Vernik Lev : Kadish De Musaf
  • Frost Martin : Ancient Suite
  • Fajerman Genia : Mine Taierer